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Casse-Noisette de Sylvain Johnson


TITRE : Casse-Noisette

COLLECTION : Les Contes Interdits

AUTEUR : Sylvain Johnson

MAISON D'ÉDITION : ADA


GENRE LITTÉRAIRE : Thriller horrifique

NOMBRE DE PAGES : 246


RÉSUMÉ : Une tragédie pendant un festival de pêche hivernale emportant le petit Fritz dans les eaux glacées d’un lac.


Le Roi des Souris, un tueur en série qui hante les rues sombres de Montréal, continue d’échapper aux forces de l’ordre. Sa signature? Il place toujours une souris vivante dans la bouche de ses victimes…


Une prostituée qui tente d’échapper à son passé, ne s’étant jamais remise de la disparition de son petit frère.


Un policier corrompu, dont la nièce est portée disparue, aux prises avec une série de meurtres plus macabres les uns que les autres.


Dans cette réécriture du merveilleux conte Casse-Noisette et le Roi des souris, dont l’oeuvre originale a été imaginée par Ernst Theodor Amadeus Hoffman, vous ferez connaissance avec les membres d’une famille jadis ravagée par une épouvantable tragédie. Des années plus tard, des doutes naîtrons sur ce qui s’est vraiment passé sur le lac gelé où le petit Fritz s’est volatilisé...

 

MON AVIS :


Quatrième conte interdit pour l’auteur. J’étais restée mitigée avec La petite sirène et Le joueur de flûte de Hamelin, alors que Cendrillon a su se hisser dans mes favoris de la collection. J’avais beaucoup d’attente pour Casse-Noisette, alors que je n’avais même pas lu le conte original. En fait, mes souvenirs sont lointains et viennent de l’adaptation avec Barbie. Vous réalisez donc la différence entre cette lecture et le film de mon enfance n’est-ce pas ? J’ai été surprise, je me suis immergée dans l’histoire, mais j’ai trouvé qu’il manquait un petit quelque chose, surtout après le dernier conte de l’auteur.


Vous devez comprendre que La petite sirène et Cendrillon avaient un côté assez sanglant et gore, alors que Casse-Noisette était étonnant… soft. Sans le côté mystique du joueur de flûte, il manquait de violence. C’est bizarre à dire, mais ce que j’aime dans l’horreur, c’est lorsque les limites de la monstruosité humaine sont dépassées. Ici, j’ai trouvé qu’elle atteignait la ligne sans la franchir. Oui, certaines scènes sont dégueulasses, mais sans plus. Honnêtement, la scène du début avec le beurre d’arachide m’a plus levé le cœur que les meurtres du Roi des souris, quoique celle avec le couple de personnes âgé était assez difficile à lire…

Parfois, je me demande où les auteurs trouvent leurs idées. Qu’est-ce qui se passe dans leur tête pour qu’autant de choses horribles leur permettent d’écrire ce genre de contenu. C’est une question que je me pose chaque fois que j’ouvre un livre du genre. De plus… je me demande ce qu’a l’auteur avec les souris !! Cendrillon et maintenant Casse-Noisette ? J’ai trouvé ça comique.


Concernant l’histoire, on entre dans un thriller horrifique que j’ai bien apprécié. L’histoire policière était très intéressante. On retrouve un peu l’ambiance de Jack l’Éventreur, car le Roi des souris ne s’attaque qu’aux prostitués, mais avec une précision importante : elles portent toutes le prénom de Marie. On comprend rapidement que le tueur en série cherche quelqu’un en particulier et cette fille se trouve à être la nièce d’un policier corrompu qui déteste sa vie, sa carrière et le Québec, surtout la période hivernale. J’ai lu le conte en pleine tempête de neige, j’ai trouvé ça encore plus immersif.


Même si je n’ai pas lu le conte d’origine, je suis allée faire mes petites recherches avant ma lecture de l’adaptation et j’ai pu reconnaître quelques clins d’œil qui m’ont fait sourire. C’est ce que j’adore de cette collection !


Quant aux personnages, je les ai adorés, car ils sont imparfaits. C’est également un gros point positif de la collection. Les personnages ne sont pas des héros, ils sont parfois vilains, font des choses horribles, mais ils ont un côté humain non négligeable. L’oncle, par exemple, est un alcoolique, un collègue de merde, un égoïste, mais il tient à sa nièce, il tente de l’aider comme il le peut, mais il n’est pas fait pour ce rôle-là. Il a ses défauts et ses qualités. Marie devient quant à elle très vulnérable lorsqu’elle est prise au piège par le Roi des souris.


Rendu à la fin, j’avoue que j’étais perplexe et c’est la raison pour laquelle ce n’est pas un coup de cœur. En vérité, je ne suis pas certaine d’avoir tout compris. C’était très étrange et bizarrement construit. La vérité nous est dévoilée, mais elle est difficile à suivre. J’avoue m’être gratté la tête pour comprendre et je n’y suis toujours pas parvenue.


Casse-Noisette n’est pas mon conte favori de Sylvain, mais j’ai tout de même bien aimé ma lecture. Ça s’est lu facilement et rapidement, mais un côté de moi s’attendait à quelque chose de plus, surtout après l’exceptionnel rendu de Cendrillon.




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