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Novembre avant la fin d'Alain Beaulieu


TITRE : Novembre avant la fin

AUTEUR : Alain Beaulieu

MAISON D'ÉDITION : Hamac


GENRE LITTÉRAIRE : Nouvelle

NOMBRE DE PAGES : 85


SYNOPSIS : Décédé récemment, un écrivain vient hanter les séances d'écriture de sa petite-fille, lui prodiguant conseils et encouragements, mais aussi tendresse et protection. Offertes avec humour, empathie et une pointe d'autodérision, les remarques de ce mentor vaporeux portent autant sur les outils de l'écrivain, liés au langage et à la structure du récit, que sur ce qui doit l'animer plus profondément dans la pratique de son art.






MON AVIS :


Je vais commencer avec une anecdote cocasse. J'ai commencé la critique comme toutes les autres avant elle. Rendue au "genre littéraire", j'ai bloqué. Complètement. Je me suis demandé si c'était un essai, une nouvelle, un roman, bref. Pour les autres livres, je n'en fais pas de cas, mais celui-là, je ne devais pas me tromper et même si j'ai choisi "nouvelle", j'ai tout de même peur de mettre trompée. Pourquoi ce stress ? Eh bien, j'ai eu la chance d'avoir Alain Beaulieu comme enseignant à l'automne 2020. J'essaie, le plus fortement du monde, de ne pas trop utiliser le verbe être et de préciser mon écrit, pour ne pas qu'il ait l'impression d'avoir perdu quinze semaines à me corriger pour absolument rien.


Ainsi commence la critique de Novembre avant la fin. Certains blogueurs ne parlent pas de leur vie dans les chroniques littéraires, moi je ne vois pas pourquoi. Le contexte de lecture, l'expérience de vie qui a mené à la lecture sont autant importants que le livre lui-même pour quelqu'un comme moi. Ainsi, mise en contexte. J'ai acheté le livre en septembre l'année dernière, une semaine après sa sortie, mais je ne l'ai pas critiqué à l'automne pour des raisons évidentes, cela aurait été déplacé de ma part et à mes yeux, un grave conflit d'intérêts, même si Alain semble d'un grand professionnalisme.


Pourquoi je le critique maintenant ? Car, pas tout hasard, il est apparu comme lecture obligatoire dans un de mes cours de l'hiver. Et si vous voulez savoir, j'ai lu ce livre près de quatre fois. C'est devenu ma bible littéraire.


Novembre avant la fin est une oeuvre de fiction, mais qui donne un cours sur la création littéraire. À travers la voix du grand-père décédé qui parle à sa petite fille écrivant son premier roman. Il va la conseiller sur ses phrases, sur les redondances, sur le retravaille de son oeuvre, même sur la création de celle-ci. À travers l'histoire, on apprend comment écrire un livre avec ses facilités et ses difficultés.

J'ai reconnu beaucoup de son cours dans sa nouvelle. J'y ai appris encore plus. J'ai compris beaucoup de choses. C'est littéralement une bible pour les écrivains et pour ceux qui ne le sont pas, c'est un excellent livre relatant une histoire personnelle très forte entre le grand-père et sa petite fille. Chaque conseil est utile, chaque mot est choisi pour faire grandir le lecteur à travers l'écriture d'un roman dont on ne sait rien. Ce n'est pas ça l'important. L'important, c'est le comment, au lieu du pourquoi, ce que j'adore dans un livre.

En un mois, novembre, la jeune fille travaille sur son roman en se concentrant sur les conseils de son aîné. Leçons et morales sont au rendez-vous, surtout pour une écrivaine comme moi. C'est profond et d'une beauté comme j'en ai rarement vu. L'écriture est fluide, à la limite du poétique, concise, mais pourtant évasive. Les comparaisons sont importantes pour bien comprendre la fragilité de l'écriture. Le côté humain du texte apporte beaucoup à la lecture. On a une belle réflexion de soi qui s'installe dans tout ça. On est plus que des écrivains, on est des humains. On fait des erreurs, on apprend d'eux. On est fatigué, on est dans l'éternel doute. Pourtant, on devrait avoir confiance en ce qu'on construit. C'est tellement beau que ça en paraît presque indescriptible.

À un moment du livre, le grand-père dit à sa petite-fille de ne pas prendre ses commentaires personnels. Ça m'a fait rire, car il m'arrivait, en recevant mes commentaires sur mon texte durant la session d'automne de me dire "Voyons, m'en voulez-vous monsieur Beaulieu?", mais non. Alain Beaulieu n'a jamais écrit ses commentaires dans le but de blesser mon égo, mais simplement à faire grandir ma plume et à la rendre meilleure. Même en lisant le livre, on assimile des astuces pour s'améliorer en tant que personne. C'est le plus gros point positif de ma lecture.

Novembre avant la fin est une bible, un chef d'oeuvre littéraire qui mérite d'être lu et relu. Je pourrais chanter les louanges de ce livre pendant des jours, des semaines, je ne vais jamais m'épuiser de le faire, car je crois qu'il pourrait être rejeté par plusieurs pour une raison que j'ignore. Ce n'est pas un livre à ignorer. C'est un livre à adopter et à adorer.

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