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Nos horizons infinis (A Very Large Expanse of Sea) de Tahereh Mafi

❤️Alerte coup de cœur ! ❤️


Un livre choquant, rempli d’injustices, mais un chef-d’œuvre que quiconque devrait lire pour mieux se mettre dans la peau de l’autre.



TITRE : Nos horizons infinis (A Very Large Expanse of Sea)

SÉRIE/STAND-ALONE: Stand-alone

AUTEURE : Tahereh Mafi

MAISON D’ÉDITION : HarperCollins

ANNÉE : 2018


GENRE LITTÉRAIRE : Romance

NOMBRE DE PAGES : 310

LU EN ANGLAIS/EN FRANÇAIS : En anglais (traduit en français)

ORIGINE : États-Unis

PUBLIC CIBLE : 13 ans et +


RÉSUMÉ : 2002. Un an après les attentats du 11 septembre qui ont ébranlé le monde entier, la vie de Shirin est un enfer. Pointée du doigt, insultée, menacée, cette lycéenne d’origine iranienne n’a pour seules échappatoires que la musique et la breakdance.


Jusqu’au jour où elle rencontre Océan James. L’intérêt que lui porte le jeune homme la déstabilise… D’autant plus que les deux adolescents viennent de deux mondes que tout oppose.


Une lueur d’espoir dans un océan de haine



MON AVIS :


Ce roman est magnifique, humain et profond. Je crois sincèrement que toute personne devrait lire ce récit pour comprendre ce qu’est le racisme, ce que nos paroles et nos gestes peuvent avoir comme impact et ce que sont des injustices.


Ce récit se déroule un an après les attentats du 11 septembre et le personnage principal est une jeune femme musulmane. Je ne pense pas avoir besoin d’en dire plus pour vous laisser imaginer les horreurs que subit ce personnage autant psychologique que physiquement. Ce livre montre parfaitement bien la manière tordue qu’a l’être humain de généraliser. Je vous explique. Ce n’est pas parce que des personnes partagent la même religion qu’ils ont les mêmes idées meurtrières. On accuse à tort et à travers en jugeant par les apparences ou par les croyances. Shirin, notre héroïne, est insultée en raison de sa nationalité, de ses croyances et de sa volonté de porter le voile. On insinue plein de choses à son égard et on suppose une multitude d’idées sur sa condition. Est-ce qu’une femme qui porte le voile est nécessairement soumise ? Non ! Est-ce que partager la religion de ceux qui ont commis les attentats font d’elle une terroriste ? Non ! Est-ce qu’être musulmane ne fait pas d’elle une personne intelligente, capable de parler anglais et qui habite les États-Unis depuis toujours ? Bien sûr que non ! Pour moi, c’est si évident que ça m’a impressionné de voir à quel point l’être humain peut être horrible.


Je dois vous informer avant de poursuivre, si vous ne savez pas déjà, que l’auteure porte elle-même le voile, est originaire du Connecticut et ses parents sont des immigrants iraniens. C’est la meilleure personne pour raconter ces injustices et pour nous éduquer sur leurs croyances. Dans ce roman, elle aborde de manière très efficace le racisme.


Avant de continuer, j’aimerais vous informer de la nature du racisme. Je trouve important de mentionner la véritable définition de ce mot, parfois incompris, alors que je critique un roman qui a pour thématique ce concept. Le racisme n’a pas besoin d’être violent ou méchant pour en être. On entend souvent cela. C’est faux. Le racisme est le fait d’avoir des préjugés envers une autre race. Croire que porter un voile rend la femme soumise est racisme. C’est un préjugé, même si l’intention derrière n’est pas nécessairement mauvaise. Par ailleurs, le racisme blanc n’existe pas. Et oui ! Le racisme ne se traduit que dans une situation impliquant un rapport de force entre un dominant et un dominé. Le blanc n’a JAMAIS été dominé. Aussi, le racisme n’est pas une opinion, mais un concept avec une définition claire, contrairement à ce que certaines personnes peuvent en dire…


Le port du voile est d’ailleurs important dans le récit et la source de ces multiples injustices. On pourrait aussi penser à certains moments que pour éviter de subir tout ce mépris, Shirin pourrait le retirer, essayer de se mélanger aux autres, mais non. La chose importante à retenir, c’est que Shirin a le droit de vivre sa vie comme elle le veut et personne n’a le droit de l’intimider pour la forcer à faire ce dont elle n’a pas envie et de renier ses propres croyances. Le roman nous permet de bien comprendre ça et de nous mettre dans sa peau.


Bien que le racisme soit central dans le roman et que j’ai eu des bouffées de colère en lisant certains passages, le récit est, somme tout, assez lumineux. À travers toute cette négativité, Shirin connaîtra l’amour, même s’il y aura des zones d’ombres en raison des différences qui éloignent Shirin et Océan, un adolescent américain blanc dont elle tombe amoureuse. Leur passion et les interdits qui vont avec sont bien construits par l’auteur. En plus, l’héroïne grandit et sa perception du monde change. Après avoir été victime d’autant d’injustices et de violence, on peut comprendre qu’elle se ferme aux autres, mais cet amour la transforme et sa passion pour le breakdance — il y a une grande partie du roman qui traite de cette discipline, ce qui est fort intéressant à découvrir —, lui permet de changer de statut social et de découvrir l’amitié.


De plus, les personnages du récit sont magnifiques. Je les ai tous aimés. Ils ont leur complexité et leur propre vision du monde. WOW ! Océan est un coup de cœur. J’ai aimé qu’il ne soit pas parfait et qu’on se méprenne à son sujet. Même si on pourrait croire qu’il a une vie extraordinaire, c’est tout faux. Il est contraint comme Shirin, mais pas pour les mêmes raisons. Shirin et Océan font un couple passionné, compliqué et ensemble, ils évoluent et changent leur perception du monde.


Tahereh Mafi est une auteure que j’apprécie vraiment et que j’ai connue grâce à sa série dystopique Shatter Me. Ce roman est bien différent de sa série, mais tout aussi captivant. Je trouve qu’elle arrive aisément à mettre en scène des injustices et les sentiments vécus par ses personnages.



 

EN BREF :


Couverture/résumé : La couverture est magnifique avec toutes ses couleurs, mais elle ne dévoile rien du récit. Par contre, le résumé met en évidence ce qui se passera dans le roman, donne tout de suite les enjeux de l’histoire.


Univers/personnages : Les personnages sont magnifiques. On les aime d’un amour infini. Ils sont si bien définis et construits. Ils sont profonds, complexes. L’auteure a un talent inné.


Début du récit : Le récit nous plonge rapidement dans le quotidien de Shirin et des injustices qu’elle subit chaque jour en raison de ses croyances. Les sentiments vécus dès le début du roman ont suffi à m’accrocher au récit.


Fin du récit : Une belle fin ouverte qui nous laisse imaginer une fin heureuse ou non. J’aime que l’histoire se termine comme elle commence avec en prime une évolution du personnage principal. Ces moments vécus auront changé sa perception de la vie à jamais.


Note générale : Un vrai coup de cœur ! Je ne suis pas étonnée puisque Tahereh Mafi est une auteure que j’adore. Je vous recommande chaudement de lire ce livre et de découvrir l’histoire de Shirin.


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