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Mille pages plus tard... je n'ai toujours rien compris de Marie Potvin

TITRE : Mille pages plus tard... je n'ai toujours rien compris [Tome 1]

AUTEURE : Marie Potvin

ÉDITION : Éditions Les Malins


GENRE LITTÉRAIRE : Jeunesse

NOMBRE DE PAGES : 200


RÉSUMÉ : Dans la vie, j’ai deux ambitions. La première, dévorer tous les romans de mon interminable pile de livres à lire et la deuxième, ne pas me laisser détourner du premier objectif. Ça devient compliqué quand mon nouveau voisin désagréable semble tout faire pour attirer mon attention. On dirait qu’il fait exprès pour toujours se trouver sur mon chemin… Et parce qu’un malheur ne vient jamais seul, dans mon cours d’arts plastiques, je suis coincée à la même table que le pire trio : Matéo, Jules et Roan. Ils ont toujours été invivables, mais cette fois, ils dépassent les bornes. Lorsqu’une série de méfaits mystérieux sont commis contre Matéo, je ne sais plus quoi penser. Est-ce que j’aurais un allié caché dans l’ombre ?

 

MON AVIS :


Dès l’annonce de ce livre, j’ai su que je l’achèterais. Est-ce que je le regrette ? Non. Est-ce que j’aurais attendu quelques critiques avant de l’acheter ? Oui. J’ai commis une erreur monstre qui a perturbé ma lecture : je croyais que c’était un livre jeune adulte, pour les 15-16 ans (au minimum), mais j’ai vite réalisé que c’était un roman jeunesse. Très jeunesse, préadolescent. Même si Maxim a 14 ans, j’ai eu l’impression que ça s’adressait à un public de 8 à 12 ans selon la façon dont c’était écrit. Il y avait un côté enfantin qui m’a étonné et que j’ai pu discuter avec Riley. Heureusement pour moi, je n’étais pas folle : lui aussi s’attendait à un livre jeune adulte et le jeunesse l’a surpris.

C’est certain qu’un élément de la sorte affecte une lecture, même si ce n’est pas volontaire de la part de l’auteure ou de la maison d’édition. Peut-être un problème au niveau du marketing, de la présentation de l’œuvre ou peut-être suis-je en tort et je n’ai pas vu le bon public cible lors de l’annonce du roman. À quoi bon jeter des pierres ? C’est quelque chose qui arrive, et, après la surprise, j’ai pu me concentrer beaucoup plus sur le récit, malgré un sentiment légèrement amer.


La raison pour laquelle j’ai eu ce sentiment, c’est que j’ai vraiment eu l’impression par moment de ne pas être touchée par le texte, alors que le personnage de Maxim me ressemble et rappelle beaucoup d’adeptes de lecture, mais je reviendrais plus tard là-dessus. J’ai froncé les sourcils sur deux expressions qui m’ont fait sentir vieille ou, du moins, pas à jour avec mon temps, ne sachant pas si c’étaient des termes utilisés par l’auteure quand elle était jeune ou si c’était prisé par les adolescents d’aujourd’hui. La première est « Jee wizz » et j’ai finalement découvert, grâce à une amie, que c’était la version francisée de « Gee whiz », une expression anglophone datant des années cinquante qui avait été modernisée sous « jeez » ou « geez » selon l’endroit. Je n’ai pas compris ce choix, car j’ai dû effectuer plusieurs recherches pour comprendre un élément qui, on va se le dire, est sans importance, mais m’a agacé au plus haut point. C’est une locution qui serait employée par un personnage de Scooby Doo, référence qui est aussi utilisée plus loin dans le texte pour décrire Maxim. Pour ceux qui ne connaissent pas Scooby Doo, comme tout nerd qui se respecte, Maxim a été comparée à Velma (Vera en français). On est presque toutes passées par là. Du moins, moi ce fut le cas et, croyez-moi, ce n’était pas positif. La deuxième expression utilisée par l’adolescente est « torpinouche ». Je n’ai jamais entendu ça et je n’ai aucune idée de ce que ça veut dire. Est-ce une invention de l’auteure ? Suis-je trop vieille pour comprendre ? Je ne sais pas. Malheureusement, ce genre de détail m’a fait réaliser que certaines références dans le livre ne semblent pas concorder avec le public cible. Même si je n'en fais pas partie, je croyais qu’en tant qu’adepte de lecture comme l’est Maxim, je me sentirais tout de même touchée.

Le côté lecture est l’élément principal que j’ai adoré. Maxim est mignonne et j’ai bien aimé sa personnalité. Elle m’a extrêmement fait penser à moi et j’imagine que toute personne passionnée de livre va se reconnaître en elle, malgré son âge. On est tous passé par-là. L’achat compulsif de romans, la pile à lire qui déborde, préférer lire au lieu de sortir et de socialiser, ainsi de suite. La seule chose qu’on a pas en commun, c’est son amour excessif pour la romance, et aussi le fait que Maxim est parfois un peu intense avec sa passion (frapper quelqu’un avec un livre… Bon, je dis ça, mais ça aurait été clairement mon genre si j’avais eu le courage de faire face à mes intimidateurs) Le thème de la lecture prend beaucoup de place et c’est quelque chose que j’ai apprécié.


En parlant des intimidateurs… ceux-ci m’ont donné froid dans le dos. Je les ai trouvés extrêmement violents. Même moi qui suis passé par-là, j’en ai eu mal au ventre. J’ai traversé des atrocités durant mon temps à l’école secondaire, mais rien d’aussi terrifiant que ce que vit Maxim. Je ne sais pas si à sa place j’aurais continué d’aller en classe. J’aurais craint pour ma vie et je me demande si c’était le but de l’auteure de créer une dynamique de peur à ce point intense dans son récit. En tout cas, pour moi, ça l’a fonctionné. Le fait qu’on adresse l’intimidation autant crûment, aussi férocement, témoigne que certains gestes qui peuvent paraître sans conséquences au début peuvent escalader rapidement dans quelque chose de presque dramatique. C’est quelque chose qui manque à notre littérature et que j’ai grandement apprécié ici. Parfois, il ne suffit pas d’en parler, il faut le montrer de front, même si c’est horrible.


Néanmoins, outre son addiction pour les livres et sa fièvre de lecture, le fait que Maxim se fasse intimider pour être une nerd et les relations amicales que l’adolescente entretient, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas grand-chose de plus à l’histoire. Bien entendu, entre ces éléments, nous découvrons petit à petit le personnage d’Adam, un jeune homme mystérieux qui emménage chez Félix, le « meilleur ami » de Maxim. Malheureusement, ce mystère s’essouffle vite, car il manque de nuances dans son comportement pour qu’il soit attachant au point qu’on reste accroché à lui. C’est pourquoi j’ai trouvé qu’il semblait manquer un important morceau à l'œuvre. Quelque chose pour approfondir le récit. Le livre se lit facilement et rapidement, c’est très léger, mais le côté enfantin et cette impression de vide m’ont déçue.

De plus, comme le roman est très court et écrit en assez gros caractère, tout se passe très vite. C’est une bonne chose, mais une mauvaise en même temps, puisque ça ne m’a pas permis de m’attacher aux personnages et encore moins les comprendre. Félix, par exemple, m’a semblé charmant au début, mais, au fil des pages, j’ai commencé à le détester, car je le trouvais méchant avec Maxim. Je ne comprenais pas pourquoi ils étaient amis. J’en aurais pris plus pour m’habituer à son comportement et, surtout, comprendre les raisons d’un tel agissement.


La fin apporte plusieurs réponses, mais laisse planer un grand mystère en plus d’une aura de danger. Je n’ai pas été complètement déçue de ma lecture. Bien entendu, je m’attendais à plus, principalement car j’espérais un roman jeune adulte, un livre qui touche la communauté qui a majoritairement en haut de 20 ans, qui nous ressemble dans notre quotidien. Ce côté enfantin m’a refroidie, mais je compte bien lire la suite, simplement parce que, malgré tout, j’ai apprécié le concept et que j’ai trouvé le thème très d’actualité, avec la montée du bookstagram et de booktok. Je vais pouvoir plonger dans le deuxième tome en ayant en tête ces précisions.


Je vous invite à aller consulter la critique de Riley sur sa page afin de découvrir un autre point de vue de l’œuvre. Vous pouvez aussi vous faire votre propre idée en vous procurant le livre juste ici :



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