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Elles de Janney Deveault

Elles de Janney Deveault (Luzerne Rousse)

(Cliquez sur l'image pour vous procurez le roman sur la boutique de Luzerne Rousse)


Alina n'a que 19 ans lorsqu'elle s'enlève la vie. Cassandre, ébranlée par cet acte brutal, réalise qu'elle doit s'arracher à sa vie terne : elle s'envole alors pour Londres afin d'y vivre le rêve de sa meilleure amie disparue.


Le futur de James, c'était Olivia. Après un tragique accident, ses chances d'accéder au bonheur s'écroulent sous ses pieds et il s'isole plutôt que d'affronter la réalité.


Espérant rallumer une étincelle dans le regard de son petit-fils, Hollie le prend sous son aile. James n'en fait qu'à sa tête. Sa colère se confrontera toutefois au caractère naissant de Cassandre, nouvellement employée à l'auberge de Hollie.


Trois événements déterminants. Trois femmes.

Elles seront à l'origine de la rencontre de Cass et James.

Je viens de me réveiller, ça fait à peine une demi-heure. J’ai terminé ma lecture hier soir, tard, pis je ne voulais pas. En fait, oui, je voulais savoir la fin de l’histoire, mais je refusais de terminer le roman et mettre de côté Cassandre et James. Je n’ai jamais lu un livre aussi lentement que ça, vous pouvez me croire ! Le pire dans tout ça, c’est qu’à ce jour, les deux romans de Luzerne Rousse que j’ai adorés sont ceux que j’ai hésité à acheter. Quelle honte !


J’avais participé à un concours pour gagner le livre de Janney et je n’avais pas gagné, puis je n’ai pas cherché à l’acheter plus que ça, alors que la couverture me faisait halluciner. Je ne sais pas si c’est un peu de la jalousie qui s’est tramée en moi, mais quand je l’ai soulevé au Salon du livre, j’ai fait « nope ». Pas envers l’auteure, mais envers Cassie. J’expliquerais pourquoi. Finalement, alors que j’étais en folie dépensière, ma mère me dit : « tu as assez pour un autre roman », alors je décide de défiler les Luzerne, parce que je savais que j’apprécierais mon achat. J’ai cliqué sur Elles à cause de la couverture qui me titillait depuis si longtemps. Et je l’ai acheté, voilà, comme ça. Ça m’a pris quelques jours avant de commencer à le lire et mon cœur a lâché prise.


Avant de vous expliquer tout ce qui s’est passé dans ma tête (et dans mon cœur) lors de ma lecture, j’aimerais vous parler de l’auteure. Janney Deveault écrit depuis le début de son adolescence et se concentre principalement sur le fantastique. Elle publie le début de sa série Feu et Ombre chez les Éditions de la Première Chance, avant de republier sa série chez les Éditions Luzerne Rousse en 2019. À ce jour, deux tomes sont publiés : Incandescence et Déchéance. Mais, le tout premier roman qu’elle publie chez les Luzerne se trouve à être une romance contemporaine : Elles. Une histoire dans le cœur du Royaume-Uni. Elle publiera en août 2020 « Branché sur toi », un boys love coécrit avec Sophie Vaillancourt, ainsi qu’une pousse de Luzerne, un projet signé par la maison d’édition dès le début de mai, également en écriture avec Sophie !


Sur ce, entrons dans le vif du sujet. Cassandre. James. Mon cœur est devenu gros comme l’univers et je refusais tout simplement de les laisser partir. Quand l’auteure m’a dit qu’elle avait dû faire un deuil, j’ai compris, parce que je suis déjà en manque de leur histoire d’amour. Pourtant, à la base, Cassandre, je la détestais. Non pas pour sa personnalité ou quoique ce soit, non, parce que j’étais jalouse d’un personnage littéraire qui a eu les gosses de faire ce que moi je n’ai jamais fait : partir dans le plus beau pays du monde, où on y retrouve les plus beaux hommes et le plus bel accent : le Royaume-Uni. Bon, je ne suis pas objective, mais c’est un détail. Pour vrai, j’ai toujours rêvé de quitter le Québec pour aller habiter en Écosse, marier un Écossais et vivre heureux avec beaucoup d’enfants dans un gite touristique près d’Inverness. Merci, Outlander, merci beaucoup ! Bon, moi à la différence de Cassie, j’ai beaucoup de choses qui me retiennent ici, elle, il n’y avait plus rien et surtout pas ses parents qui, on va se le dire, ne sont pas super. Gosh que j’ai détesté ses parents. Les avoir eus, probablement que je leur aurais dit ma façon de penser. Lorsque ma jalousie mal placée s’est évaporée, j’ai vécu à travers Cassandre. Et quel plaisir j’ai eu !


Si elle commence son voyage en étant naïve, elle réussira à s’affirmer de plus en plus, surtout après l’inconvénient qui porte le prénom de Kim. J’avoue avoir été un peu déçue de ne pas savoir ce qui arrivait à l’Australienne. Retour dans son pays à coup de pied dans le cul ? Un petit tour en prison ? Une décoloration forcée ? Quelque chose de pas fin. Malgré le fait que j’ai détesté Kim, j’avoue avoir apprécié le fait qu’elle ait dit à Cassie, indirectement, le chemin vers James.


J’aimerais parler de deux personnages qui sont là, mais qui n’y sont pas : Alina et Olivia. L’histoire porte sur elles, mais elles ne sont que des fantômes, des souvenirs qui persistent, des remords qui en font arracher. J’ai détesté Alina et Olivia. Oui, j’étais contente d’un sens que grâce à elle, Cass et James se soient trouvé, mais leurs personnes ? Nope. Alina, comme l’a décrit Cassandre, est le genre de personne auquel je me serais tenue loin, pour la simple et bonne raison qu’elle me ressemble beaucoup dans mes mauvais jours. Normal que j’ai eu de la difficulté à apprécier le personnage. J’ai été un peu déçue qu’elle prenne autant d’importance dans la tête de Cassie, parce que oui, elles étaient meilleures amies et oui, elle fait se voyage à Londres en pensant à elle, mais la lettre qu’elle lui a laissée est à la limite de la méchanceté et partir comme elle l’a fait, je ne sais pas si j’aurais été capable de pardonner à ma meilleure amie cet abandon. Ça m’a un peu surprise qu’elle prenne autant de place, je l’avoue. Quant à Olivia, je vais citer Rae : She wasn’t a saint. C’est normal que James se sente coupable et qu’il ait de la difficulté à passer à autre chose, mais plus on avance, plus on découvre que son ex petite-amie n'était pas la personne idéale qu'il s'entêtait à décrire.


Puis, vient Hollie. La grand-mère qu’on veut tous. Je n’ai pas grand-chose à dire à propos d’elle, car elle était parfaite. Elle me faisait penser à ma propre grand-mère, juste moins directe.


Cassandre et James. Déjà-là, si vous lisez Elles ET vous avez regardé Outlander, les probabilités que vous imaginiez le jeune homme avec l’allure, le visage et l’accent de Sam Heughan est très élevé. James Bailey – Jamie Fraser, same person. Quant à Cassandre, j’ai eu beaucoup de difficulté à mettre un visage, mais après un moment, celui de Chloë Grace Moretz était juste évident dans mon esprit. Les deux, ensemble, détonnaient au début, mais après un moment, c’était juste, woah. Match parfait.


C’est vers le quart du livre, en m’amusant sur Spotify, que je reçois une notification Facebook de Luzerne Rousse. (Oui, j’ai des notifications quand il y a une publication, jugez-moi !) Sur le post, on parle d’une chanson utilisée pour Jusqu’à lui. Le doute se met dans ma tête : et s’il y avait une playlist pour Elles ? Effectivement, il y en avait une et ma vie a changé.


Chaque chanson résonne entre les pages à un instant ou un autre du livre. Une fusion, un unisson, c’est juste… complètement malade. Voici les moments, où personnellement, j’ai ressenti les passages en même temps que la musique comme si j’étais en train de regarder un film.


The Scientist de Coldplay durant les funérailles d’Alina, of course.


I’ll be Good de Jaymes Young durant le feu de soirée, chanté par James, mais également lors de sa sortie à Édimbourg avec Cassie.


Skinny Love de Bon Iver lorsque Cassie arrive à Londres et découvre par elle-même le Big Ben et les autobus rouges si populaires.


Sound of your Heart de Shawn Hook lors de la virée entre Cass et Kim dans les boutiques.


Mercy de Shawn Mendes lorsque James se retrouve à l’hôpital.


What if love de Rhodes lorsque Hollie retrouve Cassie à un endroit magnifique.


Bloodstream de Stateless, je l’ai imaginé à deux endroits. La première durant le bain de Cass et l’autre durant le party chez Chris. (Je sais, il n’y a aucun rapport, mais la chanson amène une réflexion d’une part, mais de l’autre une tension.)


I can’t go on without you de Kaleo, OUF. J’ai eu l’impression d’entendre toute la peine de James. J’avais l’impression que c’était le personnage qui chantait sa détresse vis-à-vis Olivia, mais également celle envers Cassie. Cette chanson n’est pas à un endroit dans le roman, elle est partout. Cette chanson a été écrite pour James, pour ce roman-là.


I Found d’Amber Run, sans hésiter l’épilogue. C’est un hymne à Cassie et James. (La chanson jouait quand j’ai terminé le livre, j’ai pleuré comme un gros bébé)


Moondust de Jaymes Young, lors de la scène après avoir visionner Jane Eyre.


Where do we go from here de Ruelle, est, comme pour Kaleo et James, la chanson de Cassie. C’est sa plainte envers la vie sans sa meilleure amie. L’amertume d’un futur sans Alina. L’espoir d’une vie meilleure. Comme la chanson de James, cette chanson est partout, dans chaque apparition de Cassandre. Son aura a cette chanson.


Silhouette d’Aquilo est à un endroit bien précis du roman et j’essaie de dire où sans spoiler, mais en gros, c’est lorsque le regard de Cassandre et James se croise près des roses. Mais c’est une chanson super romantique que j’ai imaginée plusieurs fois dans le roman, mais si je devais en choisir un, voilà.


Fade de Lewis Capaldi est sans hésitation le moment dépressif de Cassie, après le break de James hors du Bed and Breakfast.


Waves de Dean Lewis au moment où Cassandra achète les billets pour Londres.


Where’s my love de SYML c’est l’introduction du roman ou le générique. Si on compare à un film, quand on montre où sont les personnages, un background de ville en drone, c’est cette chanson-là qui joue. C’est pour nous mettre en ambiance pour ce qui va suivre.


Chaque chanson a sa place et mon expérience de lecture s’est vu décupler. Déjà que l’histoire était époustouflante, avec ça c’était juste grandiose. Si vous avez lu le livre sans la playlist, je vous conseille fortement de le relire avec la musique en fond. Un nouvel univers.


Pour revenir au roman, je l’ai Adoré. Adoré. Adoré. Si Joannie avait fait l’impensable en détrônant Taguée, Janney a également fait un coup de circuit en détrônant Jusqu’à lui dans mon cœur ! J’ai pleuré, lâcher des cris, je me suis frustrée, j’ai lâché des « aww », mon cœur était dans le Goliath à la Ronde, carrément !


Si je parle un peu plus de la forme, plus que le fond, je pourrais dire quelques trucs. En premier, rendu au milieu du livre, je pensais que j’approchais de la fin. Le livre était à mes yeux très, très long, mais c’était également à mes yeux, une très bonne chose ! Je n’avais pas envie que leur histoire s’arrête à la dernière page, donc ça m’ait plu. En revanche, pour certains qui ne sont pas fan de romance contemporaine, j’ai peut-être peur que vous trouviez l’histoire trainée un peu en longueur. Quant à l’anglais, thank you lord jesus. La bilingue en moi qui vis autour de l’anglais à longueur de journée, j’ai adoré le mélange de mes mondes. Je l’avoue, quand les dialogues commençaient en anglais, je lisais la suite dans la même langue dans ma tête. J’ai vraiment eu l’impression en lisant d’être dans mon élément. Un livre parfait pour moi dans ses moindres détails. Des prénoms, aux caractéristiques, aux éléments descriptifs, aux lieux, etc. Elles, est littéralement une version littéraire du plus grand rêve de ma vie. Limit creepy, I have to admit.


Je crois que le seul détail qui m’a déplu de tout le roman c’est le « I love you, but I can’t, but don’t go, stay, but go home, you have to, but I love you, I cannot live without you ». Je sais, je sais, c’est un peu le but de la romance, mais quelquefois, j’étais comme « arg » quand je lisais. En haut de la page, James hurle à Cassie de partir et au bas de cette même page, il la supplie de ne pas partir. Décide-toi mon homme !


Je comprends qu’il a un conflit interne entre la petite-amie qu’il a tuée accidentellement et la fille de Montréal qui apparaît out of nowhere avec des hanches divines et des lèvres sucrées, mais Bon Dieu Jamie ! Heureusement que Rachel est là pour claquer des doigts devant sa face, le ramener à la réalité !


Également, Cassie est un petit peu trop vite sur le pardon, mais ça me va ! Parce que, hello, t’as la chance d’avoir un vrai scottish man dans ton lit, tu lui pardonnes même de mettre du lait dans son thé, j’te le garanti !


Bref, en général, un coup de cœur. J’ai passé un excellent moment à lire ce roman, je n’ai aucun regret de l’avoir acheté et je le conseille à tous ! Dans ma bibliothèque, il va prendre une place à côté d’Harry Potter et ceux qui me connaissent savent l’honneur que c’est ! C’était ça ou l’encadrer. En plus la couverture du livre matche avec la peinture sur mon mur. He he.

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