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Vraiment innocente parfois d'Annie Lambert

⭐ Service de Presse ⭐

TITRE : Vraiment innocente parfois

AUTEURE : Annie Lambert

ÉDITION : Éditions de Mortagne


GENRE LITTÉRAIRE : Chick lit

NOMBRE DE PAGES : 296


RÉSUMÉ : Je ne peux pas croire que je suis tombée sur Chris Reeves – acteur hollywoodien populaire et beau comme un dieu – dans le café de mon village, alors que j’étais complètement écouettée ! Pire encore, mon cerveau surchauffe à l’idée qu’il m’ait invitée à une date… C’était quoi les chances ?! Vite, un 6/49 !!!


C’est peut-être trop beau pour être vrai, mais j’aurais été folle de m’en priver ; alors j’ai accepté ! Rapidement, je me retrouve donc à l’accompagner à un « gala » où tout dérape.


Liés d’une manière complètement inattendue, on prend le pari de voir où cette aventure de fou peut nous mener. Ça ne peut pas trop mal virer, pas vrai ?


Et pourtant… moi qui pensais que je serais VIP, je réalise que je suis juste Vraiment Innocente Parfois !

 

MON AVIS :


J'ai une relation amour-haine avec la chick lit. Soit j'adore, soit je déteste, il y a très peu souvent d'entre deux. Ici, je l'avoue, je me suis retrouvé dans un entre deux. J'aime donner une chance à certains auteurs et genres, puis les romans Lime et Citron chez de Mortagne ont toujours une touche différente qui me fait apprécier le genre. Sans compter le résumé qui m'a tout de suite intriguée. Alors, je me suis lancée dans cette lecture... pour au final être surprise, faire une découverte, mais également vivre une certaine déception et de la frustration.


Je vais commencer par vous expliquer en quoi c'est une découverte. En fait, je n'avais jamais lu un livre d'Annie Lambert avant, c'était ma toute première fois ! Je suis tombée en amour avec sa manière d'écrire. Elle sait choisir les bons mots, elle a une plume très humoristique, très sarcastique, exactement comme je l'aime, donc, l'écriture m'a fait vibrer. C'est ce côté-là que j'aime dans le genre : l'humour. Ici, j'ai été servie. C'est sûr et certain que je vais relire Annie, car j'ai vraiment adoré cet aspect du roman. J'ai découvert une plume qui me plait !

Aussi, j'ai bien aimé Anaïs ! Je crois que, puisque la narration était interne, on était dans la tête de la protagoniste, on pouvait donc ressentir ses émotions, lire ses pensées, comprendre sa frustration et ainsi de suite, vous comprenez le concept. Sa personnalité a donc été mise en valeur par la plume d'Annie et par l'humour qui se dégageait du texte, disons qu'Anaïs ne lésine pas sur le sarcasme mental, ce qui m'a fait souvent penser à moi. C'est le genre de personnage que tu aimes tout de suite et que tu lui souhaites le meilleur pour la fin. Malheureusement, c'est pas tout à fait ça qui est arrivé... à cause de Chris.


L'auteure a dit que le personnage de Chris Reeves, soit tu l'aimes, soit tu le détestes, mais je ne comprends pas comment tu peux l'aimer. La raison pour laquelle le roman a été une déception et une frustration est entièrement causée par le personnage de Chris. La protagoniste ? Oui. La plume ? Oui. L'histoire ? Absolument, elle est originale ! Le gars ? Un gros déchet humain. Ça l'a ruiné le livre pour moi au point où j'étais tellement en colère que je n'avais plus envie de continuer ma lecture. Je ne comprends pas comment on peut romantiser ce genre de gars, ce genre de relation. Assez bon sang ! Il est toxique du début à la fin. Chaque fois qu'il avait un petit geste doux qui remettait en question ma haine envers lui, BAM, il arrivait avec une autre merde qui me le faisait haïr encore plus. Bien entendu, comme c'est l'un des personnages principaux du livre, le love interest, ça cause énormément de soucis à la lecture.


J'ai trouvé que Chris et Anaïs n'avaient rien en commun, qu'ils n'allaient pas ensemble. Ça me semblait forcé et peu naturel. Oui, c'est censé être une lecture légère, mais la toxicité vient tellement prendre de place dans le récit que ça ne me détendait pas du tout.


Le passage qui suit contient des spoilers. Si tu n'as pas envie d'être spoiler, je t'invite à descendre vers la fin de la critique.















T'as été averti !

La relation entre Anaïs et Chris est non seulement basée sur un mensonge, mais aussi sur de la manipulation et de l'abus de confiance. On apprend à la fin du livre que leur cohabitation est filmée à l'insu d'Anaïs pour une télé-réalité et même qu'elle a signé son accord. Hum. Oui, mais non. Déjà, j'étais au courant pour la télé-réalité, donc j'ai vu les signes, alors ça m'a frustré encore plus. Je me disais à quel point le gars n’était pas honnête, pis que c'était un gros cabochon toxique. Pas l'avoir su, je vous confirme que je n'aurais jamais terminé ma lecture.

Lorsque Chris rencontre Anaïs dans le café, les choses déboulent à partir de ce moment. Elle qui mène une vie tranquille, habite seule, travaille dans une pharmacie, croise le gars sur qui elle avait un crush à l'école secondaire et qui est devenu une super star. Jusque-là, ça va. Sauf que. Il l'invite. Elle dit non. Il la suit. Elle dit non. Il l'attend à son travail pour l'inviter une autre fois. Elle finit par abdiquer en disant qu'elle "est chanceuse". Je ne vois pas en quoi elle est chanceuse. Le gars la harcèle pour l'inviter, refuse son consentement, en quoi c'est romantique ? En quoi c'est excusable ? Car c'est son crush d'ado et qu'il est beau ? Ça l'air que c'est suffisant, car Anaïs utilisera ces deux mêmes arguments tout le long du roman pour excuser chacun des comportements toxiques de Chris.


Et par comportement toxique, revenons au contrat signé par Anaïs pour la télé-réalité. En fait, c'est une clause dans le contrat de mariage... que Chris fait signer à Anaïs après l'avoir volontairement fait boire au point où elle n'a aucunement conscience de ce qu'elle fait et dont elle a de la difficulté à se souvenir le lendemain. Donc non, Anaïs n'était pas consentante et non, elle n'avait aucunement conscience que son intimité serait bafouée et pire, violé.


Sauf que ça ne finit pas là. Par la suite, Chris emménage chez elle comme si de rien n’était. L'oblige à adopter un chien qu'elle ne veut pas. S'impose dans sa vie au point de lui causer des problèmes au travail. Entame des rénovations majeures chez elle sans lui parler. Part pendant plusieurs jours sans donner de nouvelles après une dispute et revient comme si de rien était avec une table et pousse Anaïs à se débarrasser de la sienne pour mettre l'autre.

Il bouleverse sa vie, sa maison, et il s’en câlisse. Disons les vraies choses. « Vivre avec Chris pendant un peu plus de trois semaines a été une expérience très agréable » Pardon? Dans quel monde? quand il lui pétait pas de coche ? quand il décidait pas d’ajouter un mur dans sa chambre sans lui dire ? quand il a apporté un chien sans lui en parler avant ? quand il a changé la table de la cuisine en lui laissant pas trop le choix? en foutant le bordel? En quoi c’est une expérience TRÈS AGRÉABLE? On peut-tu ne pas romantiser ce genre de comportement ?

On comprend que c'est pour le show, mais ça reste que ce genre de comportement est inadmissible et ce n'est aucunement drôle, encore moins romantique.


Lorsqu'elle apprend la supercherie, bien entendu, Anaïs a le cœur brisé, qui ne l'aurait pas ? À ce moment du roman, j'espérais qu'elle apprenne du comportement de Chris, qu'elle grandisse et qu'elle impose ses limites. Mais non. Elle retourne vers lui et le pardonne, alors que ce qu'il a fait est impardonnable. Car, sachez, chers lecteurs, que la télé-réalité a été diffusée ! Ben oui, on n’abandonne pas un show comme ça... mais Chris aime Anaïs. Ben oui, ben oui... Sortez le violon !


J'aurais préféré qu'Anaïs reste indépendante, la tête haute, et envoie promener la vedette de merde que le livre nous a présentée. La fin aurait été plus belle, plus forte, différente. On aurait montré aux femmes à ne pas accepter ce genre de comportement toxique et que le diction "vaut mieux être seule que mal accompagnée" n'existe pas pour rien ! Il n'y a rien de mal à être indépendante, surtout si l'autre choix est un gars comme Chris.

Fin du spoilers.


À la fin, alors que tout est dévoilé, qu'Anaïs cogite sur sa relation avec Chris, sur sa vie, j'espérais vraiment qu'elle prenne conscience de tout ce qui s'était passé. Au début, j'y ai cru, quand elle a dit : « Un vrai gentleman ne déclare pas son amour à une femme qu'il a blessée sans lui avoir au préalable demandé pardon pour la douleur qu'il lui a causée. » Dans ma tête, j'étais comme yesssssssss ! Puis Maryse, la meilleure amie, est rentrée dans le jeu. Déjà, j'avais de la difficulté avec Maryse, car j'avais la fâcheuse impression qu'elle était au courant de tout, à pousser son amie vers un gars autant différent d'elle. Et elle a perdu tout mon respect quand elle a fait un discours sur comment "les gars sont tous comme ça" à propos de leurs émotions et de leur façon d'agir. Pas vraiment, non. Encore une fois, une "romance" (car malheureusement je n'ai pas trouvé qu'il y avait tant de romance que ça) amène de fausses idées préconçues au lieu d'en profiter pour changer les mentalités. Oui, je sais, ce n’est pas le but de ce genre de livre, mais justement... pourquoi ne pas faire différent un peu ? Je crois que la frustration vient principalement du fait que le potentiel de faire autrement était présenté sur un plateau d'argent, pour au final, n'être que la même rengaine qu'on voyait dans les comédies romantiques du début des années 2000.


J'espérais mieux de ce livre. Et même si l'histoire était originale, elle aurait mérité d'être plus douce, aller en accord avec la plume, avec Anaïs, comporter un peu de douceur. L'histoire aurait été aussi bonne avec un personnage masculin maladroit à la Tom Holland à la place d'un Chris Reeves toxique. Ça aurait probablement été un coup de cœur pour moi si ça avait été le cas, car c'est vraiment le personnage masculin qui a tout gâché. Un commentaire qui semble assez partagé parmi plusieurs collègues Booksta.


Je crois que c'est le genre de roman qu'on adore ou qu'on déteste. Moi je me trouve entre les deux. J'ai été déçue, car je ne m'attendais pas à ça. Je m'attendais à quelque chose de plus doux, mais aussi drôle. Je ne m'attendais pas à vouloir frapper le personnage masculin à chaque page. C'est aussi une déception, car le potentiel du roman était là.


Je vais relire Annie assurément, car je ne pense pas qu'un seul personnage puisse ruiner une auteure pour moi. Surtout pas avec la plume qu'elle possède. Mais voilà, celui-là n'a pas fonctionné et je m'excuse si ma critique semble rude. J'ai vraiment essayé d'expliquer mes propos le plus aisément possible, malheureusement, quand tu n'aimes pas quelque chose, tu n'aimes pas quelque chose. Et des Chris Reeves, j'espère ne plus jamais en croiser dans un roman !

Je vous invite à faire votre propre opinion en vous procurant le livre chez votre libraire préféré !

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