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Mille pages plus tard... je ne peux plus me concentrer de Marie Potvin

TITRE : Mille pages plus tard... je ne peux plus me concentrer

SÉRIE : Mille pages plus tard

AUTEURE : Marie Potvin

ÉDITION : Les Malins


GENRE LITTÉRAIRE : Jeunesse

NOMBRE DE PAGES : 208


RÉSUMÉ : Un graffiti humiliant, une frousse évitée de justesse, des quiproquos à n’en plus finir, voilà ce qui occupe désormais mes soirées ! Et même s’il m’aide à me tirer d’affaire, Adam est clair : il le fait pour éviter à Félix de se retrouver mêlé à tout ça et non pour moi ! Je ne dois surtout pas me faire des idées sur ses intentions.


Mais je ne suis pas au bout de mes peines. Il y a cette lettre d’excuses, que je dois remettre à Matéo parce que je l’ai assommé avec mon bouquin. À ma grande surprise, Matéo me répond. Débute ainsi une correspondance clandestine troublante dans laquelle j’apprends que des personnes que je croyais loyales me jouent peut-être dans le dos…

 

MON AVIS :


J'ai préféré nettement ce deuxième tome... mais je suis sortie de ma lecture extrêmement perplexe. C'était très étrange comme sentiment, car normalement lorsque des changements surviennent dans une série, c'est positif, là, j'ai trouvé ça tellement soudain, que ça m'a pris un moment pour m'adapter au récit... encore.


Lors de ma critique du premier tome, je disais que je pensais lire du jeune adulte, mais que finalement le ton était très jeunesse. Je m'attendais donc, en commençant ce deuxième roman à retrouver le même style, m'étant fait à l'idée... et je me suis retrouvée face à un texte plus adolescent, plus mature. En soi, ce n'est pas une mauvaise chose, mais mes émotions ont un peu joué au Yo-Yo. Je pensais que c'était du YA, c'était du jeunesse, finalement là on est dans l'adolescent, YA avec des conversations plus matures. Je ne savais plus où me situer face au ton de l'histoire ! Cependant, je peux affirmer que j'ai préféré le ton de celui-ci, qui, selon moi, concorde mieux avec les personnages et leur situation.


L'autre élément, c'est que la finale du tome un donne froid dans le dos avec les intimidateurs de Maxim, c'était quelque chose qui m'avait percuté, car c'était d'une très grande violence. Ce tome-ci débute exactement où on a été laissé... mais l'ambiance chance du tout au tout. L'inquiétude, la peur, l'anxiété laisse place à de quoi de plus... romantique ? En effet, Maxim se retrouve face à plusieurs aspirants amoureux, ce qui m'a déboussolé. On retrouve bien entendu Adam, mais on voit aussi le retour de Carl, le jeune homme qu'elle rencontre en salle de retenue et, contre toute attente... Matéo, son intimidateur.


Et là, il faut que je parle de ça. Il faut que je parle de Matéo. Je déteste lorsqu'on romantise les gens toxiques et méchants. Je suis une admiratrice d'enemies to lovers, mais Matéo a été d'une grande cruauté envers Maxim, il en étant terrifiant. Pourtant... je l'ai adoré. Je l'ai trouvé vulnérable et sa complicité avec Maxim à travers leurs lettres, la franchise qu'ils se vouent à travers des insultes... j'ai aimé ça. Je ne sais pas si c'était la façon dont c'était écrit ou présenté, mais ça passait crème. On sait que Matéo n'est pas un bon gars, on sait qu'il est un intimidateur, mais on dirait que le fait qu'il soit totalement franc et ne cache pas ses propos à Maxim, qu'ils se confrontent, il y avait quelque chose de puissant dans leur relation. En fait, elle m'a fait penser à mon amour d'adolescence. Cette relation amour-haine où un "fuck you, sincèrement", pouvait être adressé à l'autre, tout en se lançant des regards de désir. C'est exactement ce que j'ai ressenti avec Matéo et Maxim. Contrairement à Adam qui protège l'adolescente, mais reste mystérieux - on en apprend à peine plus à son sujet... - Matéo est lui-même du début à la fin. Et, en vrai, je préfère un trou du cul qui s'assume, même si je n'encourage pas ce genre de relation, ça reste toxique ! Il est nécessaire de mettre un point important ici : ce n'est pas de la romance. Même si j'apprécie leur relation, qu'elle m'a surprise, ça reste que Matéo n'est pas un bon gars et qu'il est violent, physiquement et psychologiquement. Aussi, mention spéciale à ce pauvre Carl, respectueux et gentil avec Maxim, qui se fait rabrouer dans le temps de le dire. Mais, c'est souvent comme ça. Désolé Carl !


L'histoire nous montre aussi le vrai visage de certains personnages, comme Justine et Félix. J'avais des redflag envers Félix depuis le début et je le déteste encore plus. Avec un ami comme ça, on n’a pas besoin d'ennemi.


Quant à Maxim, je l'ai trouvé plus mature. Elle se respectait, s'écoutait, prenait le temps de réfléchir. C'est un personnage que j'affectionne beaucoup, je trouve qu'elle me ressemble, du moins, celle que j'étais à l'école secondaire. Aussi, j'ai aimé qu'elle ouvre ses horizons littéraires : eh oui, il n'existe pas que la romance ! Bon, la pauvre s'est jetée tout de suite dans l'horreur, de quoi la décourager de tous les autres genres qui existe, mais elle semble avoir apprécié tout de même quelques lectures. J'aime tellement qu'on parle de livres dans cette série, je crois que c'est ce qui nous fait attacher autant à la protagoniste et au récit : au final, on se reconnaît.


Le seul gros reproche, c'est la fin, qui amène un cliffhanger un peu sorti de nulle part. Il manquait un peu de construction avant pour mener à un tel événement. Mais, ça l'a fait sa job : je veux lire la suite.


C'est une bonne série, et le fait que j'ai préféré le tome deux m'encourage pour le troisième livre. Quand il y a une évolution, je suis toujours contente. C'est le genre de série qu'il faut laisser une chance, même quand on n’est pas certain.

 

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