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Mères sans surveillance, tome 3 : Sophie largue les amarres de Joève Dupuis

⭐ Service de Presse ⭐

TITRE : Sophie largue les amarres

SÉRIE : Mères sans surveillance

AUTEURE : Joève Dupuis

ÉDITION : Éditions de Mortagne


GENRE LITTÉRAIRE : Comédie romantique (chicklit)

NOMBRE DE PAGES : 328


RÉSUMÉ : « Vous êtes en épuisement professionnel. En d’autres mots, vous faites un burn out parental. »


Le diagnostic tombé, je me suis rendue à l’évidence : maman à la maison, mariée à un homme de carrière, en statu quo depuis dix ans… Il n’y a pas mille solutions ! J’ai choisi de me séparer. Mais le jour où j’ai voulu l’annoncer à mon mari, on a gagné un voyage sur un méga yacht de luxe !!!


Mon plan venait de changer : dormir à volonté, profiter du soleil en compagnie de mon mari, savourer des mocktails et (giga fantasme de mère) écouter le silence.

Allô la dolce vita !


Sauf que je n’avais pas prévu de rencontrer une gang de filles friandes d’aventures ni de vivre une révolution sexuelle. De Miami à Key West, le mouvement #FreeSophie a pris tellement d’ampleur que j’ai dû jouer le tout pour le tout. Je prendrai une décision à mon retour : partir ou rester ?

 

MON AVIS :


Cette critique ne commencera pas comme les autres. J'ai besoin de m'adresser à la maison d'édition et à l'auteure avant de vous parler du livre. J'ai besoin de leur dire merci pour leur compréhension, pour leur sensibilité, pour leur patience. Quand on reçoit un service de presse, c'est un peu comme un contrat. Ce n'est pas un cadeau. On doit lire le roman, l'analyser, donner un avis franc. Nous, médias, servons de vecteurs entre une œuvre et un lecteur bien souvent. J'attendais la suite de cette série avec grande impatience. J'attendais presque à côté de ma poste tellement j'avais hâte ! Dès la réception, j'ai lu quelques pages... et j'ai dû arrêter. Le lendemain de la sortie du roman, ma mère décédait subitement. Vous comprendrez donc que lire une histoire qui met de l'avant des mamans m'était tout simplement impossible à lire. Les Éditions de Mortagne ont comme slogan "être humain" et je peux vous garantir qu'elles le sont. Avec toute la compréhension du monde, j'ai pu repousser ma lecture au moment où je serais capable, émotionnellement, de plonger dans l'histoire. Pareil avec Joève qui a été d'une gentillesse incroyable.


Ironiquement, j'ai commencé à lire le livre au moment où j'étais le moins stable psychologiquement. Hospitalisée pour le bien de ma santé mentale, une pile à lire dans un sac, une intervenante est venue me porter celui-ci de tous les romans qui auraient pu atterrir dans mes bagages (ce n'était pas prévu...). Tout sourire, elle me dit "je voulais le lire celui-là ! Tu me diras s'il est bon!". J'ai pris le livre, hésitante... et j'ai vu ça comme un signe. J'étais dans un lit d'hôpital, entouré de murs blancs, j'étais là pour avoir de l'aide, pour aller mieux. Faire mon deuil, accepter mon mal être. J'ai donc commencé à lire. Et mon Dieu que ça m'a fait du bien. J'ai eu un peu l'impression, à ce moment précis, que c'était ma maman qui m'avait envoyé un petit message d'où elle se trouve. Comme si elle était avec moi dans cette épreuve. Les gens ont beau dire qu'un livre, c'est juste du matériel, c'est juste une histoire, mais souvent, c'est plus que ça. Avec Sophie, j'ai eu un peu de Dominique. Pis ça, ça vaut bien plus que le reste.

En n’étant pas maman, c'est normal que je ne connecte pas autant avec Roseline, Jess et Sophie, encore moins avec cette dernière qui vit un burn-out parental. Pourtant, je me suis reconnue très souvent dans ses pensées. J'ai eu une connexion avec elle par sa personnalité, son désir, bien au-delà de son rôle de maman. C'est ce que j'aime de cette série. Oui, on nous présente des mères, mais elles sont également des femmes, des sœurs, des amies. Leur vie n'arrête pas au moment où deux petites lignes apparaissent sur un bâton. Elles sont des personnes à part entière, mais pour Sophie, malheureusement, elle a dû se mettre de côté pour la carrière de son mari et pour élever ses enfants, s'oubliant au passage. Contrairement à Roseline qui s'est plongé tête première dans une passion et une carrière d'entrepreneure, Sophie elle, cherche sa place hors de sa vie de maman. Je crois que c'est pour ça que je l'ai aimée autant. Moi qui me cherchais aussi, qui cherchais mon but. En plus, sa personnalité, beaucoup plus délicate que ses prédécesseurs m'a permis de l'apprécier à sa juste valeur.


J'ai également aimé que, malgré le comportement de son mari qui pouvait paraître répréhensible pour certains, tout était sain. Ils essayaient de communiquer, de se comprendre, il y avait des efforts des deux côtés. Car c'est ça, un couple. On travaille à deux ou pas du tout. Avez-vous déjà essayé de faire avancer un kayak en pagayant d'un seul côté ? Vous finissez immanquablement par tourner en rond. C'est pareil pour Sophie. Cette recherche de soi, en tant qu'individu, mais en tant que couple, était très belle, bien exécuté. C'était un parfait équilibre de sérieux et de comédie. Bref, une belle réussite pour Joève sur ce point-là.

Je dirais aussi que le côté spicy était juste assez. Plus que Roseline, moins intense que Jess, mais assez pour donner un petit frisson plaisant. Je ne suis pas une amatrice de scènes de sexe en français, car je trouve que notre langue apporte un certain malaise lors des constructions de phrases, mais Joève arrive toujours à trouver les bons mots pour que ce soit érotique et sensuel au lieu d'être cringe, ce qui est un énorme compliment de ma part, je le mentionne !


Même si ce n'est pas mon tome favori (Roseline a gagné mon cœur), j'ai vraiment aimé ce troisième tome. Je ne serais pas contre avoir d'autres livres dans cette série, car elle est douce, plaisante, elle fait du bien à l'âme. On a besoin de ce genre d'histoire pour décompresser et s'amuser sans mettre de l'avant de la toxicité et en sensibilisant sur des aspects de notre société. Bref, une réussite sur toute la ligne.


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