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Le cycle de Taramanda, tome 1 : Les amants de l’Atlantide de Violaine Darmon

Le cycle de Taramanda, tome 1 : Les amants de l’Atlantide de Violaine Darmon (Autoédition)

Depuis l’île merveilleuse d’Atlantide, Taïs règne sans partage sur les terres de Taramanda. Quand son jeune fils Maxime se lie d’amitié avec Selena, une enfant du peuple, leurs rêves d’égalité et de progrès se heurtent à des obstacles meurtriers. L’ambitieuse reine d’Hécate et les Amazones, un parti aristocratique avide de conquérir le trône, se livrent alors à des luttes de pouvoir où se mêlent amour et jalousie. Comment garder purs ses idéaux et ses sentiments dans une société inégalitaire, livrée à la tourmente des passions ?


Ce premier opus de la saga se lit comme une épopée moderne, un parcours initiatique, qui emmène le lecteur aux confins d’une géographie mythologique. Cette variation sur le mythe de l’Atlantide fait de l’île formidable décrite par Platon la capitale d’un empire au sein d’une antiquité fictive, théâtre de la quête sociale et spirituelle des héros.


J’aimerais saluer la patience de l’auteure, parce que j’ai ce service presse dans ma boîte depuis le mois de mars. Là, je sais ce que vous vous dites : mais pourquoi ? En fait, j’ai hésité à le prendre, parce que j’ai vu le nombre de pages et je me suis demandé si j’allais avoir le temps. Intriguée par l’histoire, j’ai accepté et j’ai dû demander un délai (oui, en plus !). J’ai finalement, après six cents siècles d’attente, lu le livre et je la critique maintenant !


Pour vous parler de Violaine Darmon, une jeune Française née dans le nord-est de la France, il faut savoir que sa passion n’est pas seulement l’écriture. C’est également une jeune passionnée de musique et de théâtre. Le violon deviendra l’extension de son âme et elle grandira entre les textes et la mélodie. Elle a étudié dans deux grands conservatoires auprès de grands noms et gagné plusieurs prix prestigieux dans sa carrière musicale. Ce n’est qu’en 2009 qu’elle se lance à pieds joints dans la littérature et publie pour la première fois aux éditions Le Manuscrit, à la suite d’une mention spéciale du Prix du Premier Roman en Ligne. Elle compose par la suite un spectacle intitulé Epopoiia. Il faut attendre décembre 2019 pour voir paraître le premier tome de sa série Les amants de l’Atlantide. Le deuxième tome, La quête de l’île perdue, est en préparation, mais pas encore publié.


Avant de débuter, il faut savoir que je suis une très grande fan des textes de mythologie. Alors, m’amener un roman qui en a le style, c’est un grand oui. Ce qui m’a fait peur, c’est le nombre de pages. Six cent cinquante pages, pour un tome un de surcroît, c’est énorme. C’est ce qui m’a fait le plus hésiter. Je ne vais pas vous mentir, au bout d’un moment, tu as hâte que ça achève. L’histoire est excellente, je vais y revenir, mais le style devient de plus en plus lourd, plus on avance. Six cent cinquante pages c’est très très long. J’aurais aimé qu’il soit un peu moins long, car il y a beaucoup de détails qui m’ont semblé superflus à certains endroits. De la description de masse qui aurait pu être coupée, à mon avis.


L’histoire quant à elle se déroule en trois parties. Le règne de Taïs, la montée au trône de sa fille Madvi qui est cinglée, simplement. Elle est prise dans sa tête et recluse, elle se laisse manipuler et elle est méchante. Sa montée au trône amène des trahisons et la troisième partie où il faut remettre de l’ordre dans tout le bazar. Malheureusement, ce n’est clairement pas possible. Quand on commence la lecture, on veut en savoir plus, on veut découvrir le monde, les personnages, tout ce qui se passe, on veut tout savoir, mais au fil de la lecture, on veut comprendre pourquoi, comment, quand et finalement on veut juste savoir ce qui va se passer avec tout le monde.


Comme dans toutes épopées, il y a beaucoup de personnages. Étonnamment, je ne me suis pas trop perdue entre qui était qui, je crois que ce qui est le plus mélangeant, ce sont les liens familiaux. Tout le monde est relié à tout le monde, d’une quelconque façon. L’auteure a cependant réussi à leur donner chacun une personnalité propre, un langage unique et de l’attention. Si certains personnages servent qu’à certains moments, ils sont toujours là, à vivre en arrière-plan. C’est ce que j’ai ressenti dans ma lecture. On passe d’une scène avec un personnage à un autre sans arrêt, pourtant on sait que ceux qu’on vient de quitter vivent toujours. C’est un sentiment spécial qui m’a énormément plu dans ma lecture.


Bien entendu, qui dit beaucoup de personnages dit plusieurs morts. En effet, mais il n’y en a pas tant que ça et lorsque lesdits personnages meurent, c’est toujours avec passion. Pas passion amoureuse ou quoi que ce soit, je parle dans l’écriture. Lorsqu’un, meurt, on ressent la plume de Violaine dans la mort de celui-ci. Je crois que le pire c’est quand tu veux qu’un personnage crève et que ça n’arrive pas ! Parce que oui, on arrive à détester des personnages assez rapidement. Si Edwige est présentée comme la méchante, je crois que Madvi et Vanina sont bien pires. Elles sont détestables et j’enrageai à chaque fois qu’elles apparaissaient !


À l’inverse, les personnages de Victoria, Maxime et Séléna donnent un vent de fraicheur. Victoria, reine d’Hécate, apporte de la puissance, du respect et de l’honneur, alors que les deux autres nous montrent l’amitié, l’amour, la patience et la persévérance.

Ce qui est spécial aussi, ce sont les retournements de situations. Il n’y a pas grand-chose de prévisible, malgré les longs chapitres. Certains détails oui, je pense notamment au couple formé par Maxime et Séléna, mais le reste, je me suis avouée surprise. Ma plus grande reste l’identité de Vanina qu’on découvre comme si de rien était. Parfaitement placé, au bon moment, déposé là sans qu’on s’y attende. C’est assez impressionnant de voir l’aise qu’a l’auteure pour étendre son récit.


En parlant de la plume de l’auteure, je me suis avouée impressionnée. Elle sait manier les mots, formuler ses phrases. Rien n’est laissé au hasard et le texte n’est pas niais ou encombrant. C’est même plaisant de lire, même si les descriptions peuvent être interminables à quelques endroits. En fait, je vais me permettre une comparaison. En lisant Violaine, j’ai cru lire Homère, tout simplement. L’écriture de l’épopée de l’auteure m’a fait plonger dans mes souvenirs de l’auteur grec, mais en plus moderne et léger. On y retrouve tout : la musique, le théâtre, l’art, les jeux de séduction, etc. Elle a une connaissance du texte et elle l’a adapté de façon contemporaine. C’est très agréable.


De plus, je dois saluer l’auteure pour la création de sa genèse qui est impressionnante et qui m’a fait sourire. En effet, dans la série, c’est un système matriarcal, c’est-à-dire que les femmes ont le contrôle et les hommes servent d’acolytes. Un côté féministe à une « épopée grecque » qui l’aurait cru ? J’ai adoré voir la situation se renverser dans un univers comme le sien.


Ce n’est pas le seul élément qui met en comparaison notre monde. J’ai eu l’impression et c’est peut-être dans ma tête que la quête du pouvoir, ce combat entre Hécate et Némésis fait un parallèle avec les guerres de religion qui existent depuis toujours. Il y a toujours un conflit au coin d’une rue. Aucun monde n’est parfait et c’est ce que l’auteure a montré.

Je crois que le seul commentaire négatif que j’aurais concernant l’œuvre c’est le problème de temporalité. En lisant, j’avais l’impression de suivre une aventure qui se déroulait au temps des Grecs, parce que, tsé, la mythologie. Or, à un moment du récit, un des personnages parle de voiture. J’ai bugué devant ma liseuse. J’ai lâché un « hein ? ». L’histoire se passe dans la modernité et j’ai trouvé ça un peu étrange. J’aurais préféré que l’ambiguïté reste. Bien entendu, c’est l’histoire de l’auteure et je ne peux pas vraiment lui reprocher son idée, je crois, juste que tant qu’à annoncer la modernité avec une voiture, aussi bien s’en servir pour le récit ce qui n’est pas le cas. C’est ma seule critique.


La fin est quelque chose. J’avoue avoir retenu mon souffle. C’est tragique, mais c’est spécial en même temps. On s’y attend, mais en même temps on ne s’y attend pas, ça vient juste rentrer dans le tas et faire payer tous les personnages du roman. La Déesse a parlé. J’ai beaucoup apprécié.


Maintenant… Est-ce que je vais lire le deuxième tome ? Je ne sais pas. Je suis tentée, car j’aimerais savoir ce qui va se passer, mais j’ai l’impression que la suite va être vraiment différente. Elle change de style également, donc je suis mitigée à savoir comment ça pourrait être construit. Je vais également voir le nombre de pages, car même si j’aime lire, je ne pense pas être capable de me replonger dans un roman de six cent cinquante pages, même si j’aime ma lecture.


En terme général, ce roman est une agréable surprise pour moi. J’ai pris du plaisir à le lire (bon un peu moins à la fin, il faut être honnête !) et je le recommande à ceux qui apprécient sortir de leur zone de confort. Je ne m’attendais pas à l’aimer autant, car j'ai toujours une certaine crainte vis à vis les romans auto-publiés, et pourtant, voilà !


Le livre est disponible sur la boutique de l’auteure (cliquez sur la photo pour le lien), mais également sur Amazon France en format papier et Kindle. Pour les Français, il est disponible à la Fnac.


Note finale :



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