top of page
  • Photo du rédacteurMione

Les écailles de l'âme, tome 1 : Le voeu de Mylène Ormerod


TITRE : Le voeu

SÉRIE : Les écailles de l'âme

AUTEURE : Mylene Ormerod

MAISON D'ÉDITION : Éditions de la Caravelle (France)


GENRE LITTÉRAIRE : Dark Fantasy

NOMBRE DE PAGES : 195


SYNOPSIS : Quatre destins liés par un vœu

Trois Lunes et trois Écailles

Deux êtres et une épreuve

Une femme pour trois guerriers


Unis par un vœu, Torry, Nanu et Erzo se lancent à la poursuite des mages corrompus pour se libérer de la malédiction des Écailles.


Entraînée contre sa volonté dans leur quête, Wymi, jeune mage jugée incompétente par ses semblables, n’aura d’autre choix que de lier son destin aux leurs si elle veut rentrer au temple et rejoindre son grand-père, le Suprême.


Et si ce voyage l’aidait enfin à comprendre qui elle est ?


JE REMERCIE L'AUTEURE ET LE SITE SIMPLEMENT.PRO POUR CE SERVICE DE PRESSE.


Trigger warning: le livre contient de l'inceste et des scènes de viols.

MON AVIS :


En acceptant ce service de presse, j’avais tellement d’espoir pour ce livre. À mon avis, tout avait le potentiel d’être exceptionnel que ce soit par l’originalité de l’histoire, le côté dark fantasy que je n’ai pas retrouvé ailleurs et des personnages qui avaient un bon départ. Malheureusement, certains clichés (ou trope comme on dit en anglais) se sont installés et sont venus ternir le récit.


Pour cette critique, je vais y aller en ordre chronologique des notes que j’ai prises, car je crois qu’il y a beaucoup à dire et c’est important que j’explique bien mon ressenti pour que l’on comprenne bien le potentiel qu’avait le roman, mais qui montre aussi ce que je n’ai pas aimé et qui a mené à la note plus haut.


Je tenais à préciser que j’ai bien aimé la plume de l’auteure. Elle est jolie, sans être pour autant poétique et divergente du genre installé dans le récit. Elle sait écrire et raconter une histoire avec imagination. De plus, sa façon de décrire les choses m’a plu, mais j’en aurais aimé un peu plus de sa part.


J’ai trouvé le côté fantasy du roman très intéressant, même si j’ai trouvé qu’il manquait d’un peu de description pour bien m’immerger dans le monde présenté. J’aurai, par exemple, aimé plus d’infos sur les lunes et le rôle de la magie, mais ça arrivait au compte-goutte dans l’histoire sans donner une explication claire. On a un environnement inconnu, avec une culture inconnue qui nous est présentée, mais on ne rentre pas assez en profondeur pour bien ressentir le côté fantasy.


Pour continuer avec l’histoire, j’avoue que malgré son potentiel, je l’ai trouvé banale. Et là, je m’explique. On a une idée extrêmement intéressante et originale, un récit qui aurait pu mener à une grande et incroyable aventure, mais qui au bout d’un moment, s’est mise à tourner en rond, malgré l’action qui arrivait rapidement. On est dans un dark fantasy pur, avec des scènes absolument atroces d’inceste et de viol, mais il manque de profondeur pour créer quelque chose qui sortirait du lot. C’est dommage, car je le répète, il y avait un énorme potentiel pour cette histoire.


Maintenant, la raison pour laquelle ma note est si basse, c’est principalement à cause des personnages. Je n’ai pas été capable de m’attacher à eux, les trouvant même désagréables (principalement Weily, Azorru et Wymi). Ce détachement ne m’a pas aidé à rentrer dans l’histoire. Mais, je tiens à préciser que plus les pages défilaient, plus la personnalité d’Azorru et Wymi se clarifiaient et devenait moins pire à endurer. Malheureusement, j’ai dû emprunter le mot « endurer ».


J’ai été déçue par Wymi pour une raison : elle est surprenante avec ses pouvoirs, elle est décrite comme « forte » et « spéciale », mais elle est toujours recalée au rôle de demoiselle en détresse avec une personnalité qui ne se distingue pas. Et ce qui a donné le clou au cercueil a été qu’elle ait eu droit au rôle le plus horrible qui soit : la demoiselle en détresse qui devient maman. Le « pregnancy trope » comme on appelle, est l’un des pires quand il est question du dark fantasy. Et là, ce n’est pas que mon avis, c’est plutôt général comme ressenti dans le milieu de la critique littéraire. L’histoire aurait pu avoir un personnage féminin fort, indépendant, spécial, mais au final, elle n’est qu’une petite fille fragile qui finit par avoir un enfant sur les bras. Pour moi, ce fut une grosse déception et le point culminant de mon avis pour ce roman.


Quant à Azorru, malgré le fait qu’il ait une personnalité désagréable, j’ai aimé sa complexité et son tiraillement dû aux trois consciences (Torry, Erzo et Nanu) qui l’habitent. Néanmoins, c’était parfois mélangeant, car on se retrouvait avec quatre personnages en un seul. Mais je dois avouer que le plus gros point positif lors de ma lecture a été les souvenirs des trois consciences. J’ai eu une préférence pour ceux de Nanu. On rentre dans les profondeurs de l’esprit avec des thèmes difficiles et beaucoup de violence. J’ai eu l’impression de retrouver une humanité. Dérangeante certes, mais qui est venue donner une petite profondeur à l’histoire.


Je vous dirais qu’après une cinquantaine de pages, j’ai été mitigée entre continuer ou arrêter ma lecture. Principalement à cause de la relation entre Wymi et Azorru. Je voyais le potentiel, alors j’ai continué, mais leur couple ne m’a pas convaincu. Je n’ai rien ressenti entre les deux et je crois que c’est parce que leur relation change en un instant du tout au tout. Je ne parle pas d’un coup de foudre, non. On a un Ennemies to Lovers où le personnage féminin décide soudainement qu’elle est folle amoureuse du garçon, alors que le matin même elle le détestait et qu’ils ne se connaissaient que depuis quelques jours. En fait, il l’a, un peu, kidnappé. Oui, c’est commun dans le genre, mais j’ai trouvé ça déplorable, encore une fois, que Wimy soit recalée à un rôle aussi triste pour un personnage féminin.


J’ai finalement atteint la fin et malgré tout l’espoir que j’avais pour ce livre, je n’ai pas envie de lire la suite. Rien ne me poussait à me procurer le deuxième tome et je ne sais pas comment pourraient s’améliorer les personnages rendus à ce stade.


On a une histoire dans laquelle j’avais beaucoup d’espoir, mais qui est tombé dans les clichés relationnels du genre. Je crois tout de même que l’auteure a du talent avec sa plume et je lui souhaite, de tout mon cœur, de trouver la bonne personne qui pourra l’aider à mettre de l’avant son potentiel.



Commentaires


Bannière_Mione.png
bottom of page