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Jamais deux sans trois, tome 1 : Unicité de V.M Manseau

⭐ Service de Presse ⭐

TITRE : Unicité

SÉRIE : Jamais deux sans trois

AUTEURE : V.M Manseau

ÉDITION : Autoédition


GENRE LITTÉRAIRE : Romance

NOMBRE DE PAGES : 384


RÉSUMÉ : Et si un simple café pouvait tout changer?


C'est ce que s'apprête à découvrir Cassandra en payant un café à ce bel inconnu qui lui rend service un matin. Qu'elle ne l'ait jamais vu dans son établissement préféré est déjà une surprise, mais lorsqu'elle apprend qu'il s'agit de l'un des frères de sa meilleure amie Juliana, fraîchement débarqués d'Italie, elle tombe des nues!


Antonio, Luca et Tobia Rivoli sont séduisants, drôles, intelligents... et ils semblent avoir les mêmes goûts en matière de femmes.


Déstabilisée par le charmant trio qui envahit son quotidien – et son cœur – à une vitesse folle, elle devra composer avec son anxiété et une possibilité qu'elle n'aurait jamais envisagée :


Et si elle n'avait pas à choisir?

 

MON AVIS :


Vous l’avez vu tout de suite : il n’y a pas de note. C’est voulu et vous allez comprendre pourquoi en avançant dans la lecture de cette critique. Ce roman aborde la romance polyamoureuse. Sceptique au début, ce n’est pas un concept qui me rejoint beaucoup, l’auteure a su me convaincre de donner une chance à son livre. Je ne refuserai jamais de découvrir une nouvelle plume ou en apprendre plus sur un sujet. Je lui avais dit d’avance que je ne ferais pas de commentaires négatifs sur le polyamour, puisque je savais dans quoi je m’embarquais. Je vais respecter ma promesse à moitié.


Avant toute chose, commençons par la base. J’ai adoré la plume de l’auteure. Elle est riche, fluide, l’histoire a une belle construction et je n’ai pas ressenti de lenteurs. Au contraire, j’ai tout de suite embarqué. J’ai également apprécié les clichés assumés. L’auteure les inclut dans son texte en les contournant, car sa protagoniste passe quelques commentaires dans le style de : « il vient de me sortir une phrase cliché ou je rêve ? » ou encore « ça n’arrive que dans les livres à l’eau de rose (ou comédie romantique). C’était une approche très intéressante qui permet d’utiliser certains éléments redondants du genre sans qu’ils nous fassent ressentir cette redondance.

Le seul hic que j’apporterais à la construction narrative, c’est qu’il advient plusieurs fois, en particulier au début, que l’auteure établit un mystère, mais pas de la bonne façon, ce qui crée une mauvaise hiérarchisation de l’information. En français : le lecteur peut se perdre. Je parle d’un détail qui est amené, puis rapidement oublié sans qu’un contexte soit adressé, pour ensuite revenir soudainement. L’exemple qui me vient en tête est celui-ci :


Un combattant du Dojo, Fred, aurait réagi bizarrement à son habitude après son affrontement avec Luca Rivoli, l’un des trois frères. On apprend cette réaction par un dialogue de Cassandra, ce n’est pas mentionné en narration. La jeune femme pose deux questions à l’italien et le sujet change drastiquement, pour finalement revenir quelques pages plus tard avec une phrase qui m’a paru étrange, car je n’avais pas saisi à ce moment-là de qui il était question, avant qu’on ait la réponse la page suivante, dans le nouveau chapitre.

Ces coupures peuvent bien sûr apporter un suspense au récit, mais il faut bien le faire, car sinon on a l’impression d’avoir manqué un bout, on relit, on essaie de comprendre. Malheureusement, ç’a été pas tout à fait réussi ici.


Pour garder le sujet du mystère, je dois dire que la mise en bouche est intéressante. Cassandra rencontre un inconnu dans un café et l’engrenage se met en marche. Le hic, c’est que le mystère n’en est pas un, car tout est dévoilé sur la C4. Donc l’engouement autour de cet inconnu n’était pas du tout intense pour moi, étant donné que je savais déjà de qui il était question. Ça manquait de suspense dans ce côté-là dans la construction de l’introduction. Potentiel, mais pas nécessairement atteint. Sans la C4, ça aurait été parfait. Heureusement, il y a une twist qui permet de surprendre le lecteur, mais j’admets m’y être attendu à cause d’une scène se passant au Dojo où Cassandra va s’entraîner.


Concernant les personnages, je me suis avouée étonnée. On sent, sans difficulté, les différentes personnalités des garçons. Malgré leur ressemblance, au fil du récit, on réussit à distinguer qui est qui, pas à cause de la mention de leur nom, mais de la façon dont ils agissent.


Antonio est plus nonchalant. Vivi la vita come viene. Il est sensible, un peu plus réservé. Sa confiance en soi est souvent une façade, un masque cachant des traumatismes. C’était mon personnage favori.


Luca est un brin plus sérieux, attentif, mais aussi très curieux. Il explore, observe, apprend. Il sert généralement de médiateur entre ses frères qui ne s’entendent pas toujours.


Tobia… c’est le clown. Bien qu’il soit très protecteur, ses bouffonneries et son plaisir à tromper tout le monde m’ont un peu rebuté. C’est le frère que j’aime le moins. Je l’ai trouvé moins patient, moins attentif, trop brusque.


Juliana, leur unique sœur, se retrouve camouflée par cette testostérone. C’est la raison pour laquelle elle n’a pas eu le choix de se forger un caractère fort et de prendre sa place. Avec la mode, ça lui permet d’être vue, au lieu de rester dans l’ombre de ses aînés.


Mais, une chose est sûre, les enfants Rivoli sentent l’italien à plein nez ! Je peux m’imaginer facilement leurs mimiques et leurs gesticules. De plus, c’est assez bien écrit pour que les garçons enfin sauf Tobia (désolé !) arrivent à me charmer aussi. J’ai eu le droit à de petites rougeurs sur les joues. Une chaleur sur le visage pas désagréable, doux même.


Vous devez être étonné que je n’aie pas parlé de Cassandra, la protagoniste, en premier, n’est-ce pas ? La jeune femme manque parfois de profondeur. L’auteure n’a pas poussé ses descriptions. Je l’ai bien aimé, même si je l’ai trouvé détachée un peu de sa propre histoire. Le point positif, c’est que, malgré l’absence de description précise, l’histoire derrière l’histoire nous donne tout ce que nous avons besoin de connaître. Entre les lignes, on peut découvrir la jeune femme. On peut savoir à certaines de ses réactions qu’elle est craintive, anxieuse, due à la violence physique et psychologique qu’elle a traversée avec un ex. Dans ses réflexions et ses observations, on peut comprendre qu’elle est curieuse et attentive. Avec Juliana, on voit sa loyauté. Bref, sans être dit directement, tout se trouve entre les lignes.


J’ajoute aussi une petite pointe de déception concernant le manque de personnages secondaires. Outre la famille Rivoli, Martin et les employés du Café (qui apparaissent peu souvent), il n’y a pas d’autres personnages vivants qui viennent s’infiltrer, comme si Cassandra n’avait que Juliana comme amie et que Gatineau se résumait à deux rues.


Comme je l’ai dit au début, le sujet du polyamour n’est pas dans mes cordes, mais j’ai été très surprise d’apprécier ma lecture. L’auteure présente très bien le sujet, lentement et avec des réflexions intéressantes. Je n’étais pas certaines du choix des trois frères, dans la mesure où ça se rapprochait beaucoup de ma limite personnelle concernant le polyamour. Nous avons tous nos propres limites de compréhension et d’acceptation. En tant qu’humaine, je suis capable d’affirmer que je suis imparfaite et qu’il y a des choses dans le polyamour que je ne peux pas comprendre. Néanmoins, il y a eu du bon travail d’effectué, car c’était très bien expliqué. Antonio, Luca et Tobia se ressemblent, ce qui fait en sorte que, nécessairement, l’attraction physique est la même pour les trois ! Mais, Cassandra finit par s’attacher à leur personnalité, à vivre des moments avec chacun d’eux, séparément. Bien au-delà du physique, elle réalise qu’elle affectionne chacune de leur personnalité et qu’elle ne s’imaginerait pas sans l’une d’elle, vu qu’ils forment un tout dans sa vie. C’est vraiment intéressant ! Aussi, j’ai aimé que ce soit un des garçons qui amène le sujet du polyamour et explique à Cassandra ce dont il est question.

C’est après tout ça que tout s’est effondré pour moi. La raison du fait qu’il n’y a pas de notes. À la base, je donnais un 5 étoiles. Peut-être 4,5 selon le reste du livre, à cause des détails et de problèmes ici et là. Malheureusement, j’ai dû abandonner ma lecture et je dois vous préciser pourquoi, parce que, normalement, je mets une seule étoile lorsque ça arrive. Je n’ai pas abandonné, car c’était mauvais, au contraire, c’était excellent. J’ai dû lâcher prise, puisqu’une de mes limites a été franchie avec une phrase. Je sais, c’est horrible et ce n’est pas la faute à l’auteure (enfin oui, mais pas comme vous le croyez), mais une seule phrase est venue gâcher ma lecture.


Je suis ouverte d’esprit vis-à-vis le sujet, c’est pourquoi j’ai dit oui à l’auteure pour lire le livre. Néanmoins, comme mentionné plus haut, chacun a sa limite. Polyamour avec des frères se rapprochait énormément de celle-ci, et elle a finalement été franchie quand Antonio a lâché la phrase suivante à Cassandra : “[…] une partie de moi serait excitée à vous entendre en plein ébat, toi et Luca, et me donnerait envie de vous rejoindre…”. Je me suis aussitôt mise à vriller. Ma réaction a été violente, ce qui ne me ressemble pas. J’ai compris plus tard que ça m’avait trigger une crise, mais ce n’est pas le sujet. Tout de suite, je suis allée écrire à l’auteure et à Ann-Julie. Je voulais savoir si j’étais la seule à trouver ça wrong. Antonio mentionne quand même la perspective de rejoindre son frère dans un contexte sexuel. Même si les deux garçons sont concentrés sur le plaisir de Cassandra, reste que, pour moi, ça ne va pas. Ça l’a franchie ma limite.


Ce passage m’a troublé au point où je ne me sentais pas bien du tout. Ça m’a retourné l’estomac et même s’il n’y a pas d’acte dans le livre, un autre lecteur me l’a confirmé après qu’on se soit obstiné pendant une heure sur si ça passait ou pas, le fait que ça ait été énoncé, comme si c’était correct, normal, que même si le contact des frères serait possiblement indirect, ça n’a pas fonctionné pour moi. Voir sa fratrie nue dans un contexte sexuel, c’est non. C’était trop.


Ça m’a créé un blocage énorme et ça m’a déçue, car j’ai dû m’écouter et arrêter ma lecture là. Je savais que si je continuais, mon appréciation littéraire serait entièrement affectée. Je n’arrivais plus à lire le nom d’Antonio sans être dégoûtée (oui à ce point…) alors que c’était mon personnage favori…


J’ai donc pris la décision de le laisser de côté et d’écrire cette critique avec le plus de transparence et d’honnêteté possible. Peut-être que, pour vous, c’est correct et que ça ne vous dérangera pas. Peut-être que vous êtes du même avis que moi et que ça ne passe pas non plus. Soyez tout de même respectueux c’est le cas. L’auteure est une bonne personne que j’apprécie énormément. Je suis triste que ça ait fini comme ça, mais on ne peut pas transgresser ses limites pour une simple histoire.

Je vous laisse vous faire votre propre opinion en lisant le livre, que vous pouvez vous procurer en cliquant sur le lien ci-dessous selon votre pays de provenance :



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