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Glitter & Shatter d'Aprilynne Pike


TITRES : Glitter (t.1) & Shatter (t.2)

AUTEURE : Aprilynne Pike


GENRE LITTÉRAIRE : Dystopie historique


SYNOPSIS TOME 1 :


Elle est prête à tout pour échapper à son destin doré.


Au 22e siècle, le château de Versailles a été racheté par une multinationale et il est désormais habité par une Cour vivant dans la frivolité et le luxe, comme au 18e siècle. À un détail près : des robots s'assurent que tout le monde obéit aux règles imposées par le « roi ».


Malgré le confort et l'extravagance de la Cour, la jeune Danica rêve de fuir cette prison dorée. D'autant qu'à ses 18 ans, dans 6 mois, elle devra se marier avec l'effrayant souverain de Versailles, qu'elle le veuille ou non.


Sa porte de sortie ? Trouver assez d'argent pour franchir les grilles de Versailles et rejoindre le monde réel. Elle commence alors à vendre clandestinement du « Glitter », cette drogue tellement puissante qu'une simple pincée provoque une totale addiction. Mais à la Cour, les secrets sont, comme autrefois, impossibles à garder bien longtemps...


SYNOPSIS TOME 2 :


Au 22e siècle, on vit au château de Versailles presque comme à l'époque du Roi-Soleil. Mais le luxe et le confort ne font pas oublier à la jeune Danica qu'elle est surveillée en permanence par des robots et qu'elle doit se plier à la volonté d'un roi terrifiant et sanguinaire.


La jeune fille n'a pas réussi à éviter son mariage arrangé avec le souverain, elle est désormais unie à lui pour le meilleur... et surtout pour le pire. Piégée dans une prison dorée, elle est l'objet de toutes les attentions, de toutes les rumeurs et aussi de toutes les trahisons.


Mais son nouveau rôle de reine se révèle également dangereusement addictif. Petit à petit, Danica prend goût au pouvoir, à ses manigances, ses intrigues et ses excès.


Elle se laisse griser, au risque d'oublier l'homme qu'elle aime en secret et à qui elle avait pourtant promis de s'enfuir...


LANGUE DE LECTURE : Anglais

MON AVIS :


Il y a longtemps que je n’ai pas fait de critique groupée. Désormais je garde ça pour les romans américains ou étrangers pour la simple et bonne raison que les probabilités que l’auteur/e lise cette critique - ou la comprenne - sont assez minces. Donc, je ne me fais pas chier à faire des critiques séparés, voilà l’honnête raison.


Ainsi, je vous présente une duologie écrite par l’Américaine Aprilynne Pike (également auteure de la série Ailes) dont je suis tombée par hasard sur bookoutlet. La couverture m’a intriguée et la quatrième de couverture encore plus. L’avoir lu en anglais a donné une touche encore plus intrigante à ma lecture, car certains mots étaient écrits en français, avec des expressions, donc c’était assez comique de lire de cette façon. J’ai vraiment adoré cette distinction des langues, ce que je n’aurais pas eu dans la version traduite.

Honnêtement, j’ai préféré le deuxième tome au premier. Je l’ai trouvé plus actif, mais surtout plus mature. En fait, le premier tome se concentre principalement sur Danica, jeune adolescente de 17 ans, qui se retrouve fiancée au roi de Sonoman-Versailles après avoir découvert qu’il a tué sa dernière amante lors de leur ébat. Je sais, dit comme ça, c’est drôle et un peu difficile à suivre, donc laissez-moi vous expliquer le monde de Glitter et Shatter.

On se retrouve dans une dystopie où, après une famine mondiale, l’entreprise Sonoma Inc réussit à créer une plante qui n’est pas affectée par le virus s’attaquant aux produits agricoles. Par ce fait même, ils deviennent multimilliardaires. Après une entente avec la France, Sonoma Inc fait l’acquisition du Palais de Versailles sous certaines conditions qui, au final, sera contre la France, car Versailles devient un pays, Sonoman-Versailles, avec un roi et une cour qui vit comme au 18e siècle, mais avec une tonne de technologie.


Ce mélange entre l’historique, le futuriste et le dystopique est ce que j’ai le plus aimé du livre. C’est si étrange de voir des personnages agir comme à l’époque baroque, s’habiller comme tel, mais être aidé par des androïdes, d’avoir des lentilles de communications et d’enregistrement, bref, d’avoir une technologie que nous, nous connaissons. C’est cet élément qui fait différent et qui m’a le plus intriguée, moi qui suis une admiratrice de contenu historique. L’élément que j’ai beaucoup apprécié, c’est que les Parisiens voient les « Louies » (les habitants de Sonoman-Versailles), comme des bêtes de foires, une attraction touristique et quelque chose de complètement insensé.

Et c’est là qu’arrive surtout le personnage de Danica, jeune Louie qui, malheureusement pour elle, se retrouve dans une situation délicate. Bien que dans les deux tomes, elle explique qu’elle aime la culture baroque, les vêtements et ce qui entoure sa vie à Sonoman-Versailles, on découvre rapidement une protagoniste malheureuse qui tente à tout prix de fuir, mais cela au coût de 5 millions d’euros. Danica est piégée par sa mère qui, croyant faire la bonne chose, blackmail le jeune roi (il a dix-neuf ans, il me semble), lorsque celles-ci découvrent qu’il a tué une femme lors de leur ébat sexuel. Il dit que c’est un accident, mais Danica n’est pas sûre de ça et le voit désormais comme un monstre. Prisonnière de cette situation, elle contacte un passeur pour changer d’identité et tout quitter. Le problème, c’est que le taux de change entre les crédits de Sonoma et les euros ne lui permet pas de trouver la somme nécessaire pour son départ.


Et c’est là qu’entre en scène Glitter, cette drogue qui amène du bonheur et dont est accro le père de la protagoniste.

Maintenant que vous avez à peu près le topo, laissez-moi vous donner mon avis là-dessus. L’arrivée de la drogue dans l’histoire a pris beaucoup de temps. Et même si j’ai trouvé ça ingénieux de mettre une poudre scintillante dans du maquillage, j’ai été ravie que plusieurs des personnages disent à Danica que ce n’était pas bien de rendre des gens accros pour se faire de l’argent, mais celle-ci n’a qu’une idée en tête : partir. Mais, sans vous spoiler, cette décision de la part de l’adolescente coûtera des vies et même si elle se sent coupable, j’avais juste envie de lui dire « dho maudite niaiseuse ! ». Alors déjà que l’auteure répète les informations souvent, que la lecture devient longue dans cette première partie du tome 1, lorsque le personnage prend le Glitter en main, j’avoue au début avoir été mitigée par le choix éthique de ses décisions.

En fait, je vais vous dire, les personnages ont été ce qui a fait perdre le gros point entre 4 étoiles et cinq, principalement parce que j’étais perplexe. Il y a plusieurs personnages intéressants, dont Lord Aaron et Spencer (un couple gay, oui, l’ouverture d’esprit est numéro un et j’ai vraiment apprécié cet élément), mais également Lady Mei qu’on apprend plus à connaître dans le tome 2. Néanmoins, ces trois acolytes passaient beaucoup en arrière-plan, ce qui en soi était assez décevant. J’aurais aimé en savoir plus.

Puis, il y a Reginald, le « pas gentil qui vend le Glitter et qui ne doit pas être trusté » qu’on ne sait rien sur lui, même rendu à la fin du tome 2. La construction des personnages laissait à désirer, même pour Danica. Il manquait des informations sur des personnages centraux et c’était parfois compliqué de s’attacher à eux. De plus, ironiquement, ceux que j’étais censé, en tant que lectrice, détester, je les ai adorés.

Un autre gros personnage de la série est Justin, le roi de Sonoman-Versailles qui est un jeune homme qui doit diriger une entreprise valant plusieurs milliards de dollars, mais qui est surtout égoïste. Danica le voit comme un monstre, mais personnellement, j’ai été tout de suite attirée vers lui. Mettez ça sur la faute de mon attirance envers les bad boys. Je l’ai trouvé mystérieux et je voulais en apprendre plus sur ses motivations, sur ses envies. Je l’ai trouvé plus intéressant que la protagoniste qui a fini par me taper sur les nerfs rendus à la fin du tome 2. Néanmoins, Danica est un personnage qui paraissait faible dans le premier tome, mais qui devient une force de la nature dans le deuxième. Elle prend de l’assurance et mature énormément, ce qui fait une grande différence. C’est la raison pour laquelle j’ai préféré le tome deux, malgré qu’elle m’énervait.

Pour Danica, j’ai également aimé qu’on montre sa vulnérabilité autant physique que mentale, car elle se fait du mal en serrant son corset au point où celui-ci la rend malade et que son corps n’arrive plus à la supporter. Cet élément est venu donner quelque chose à son personnage qui m’est difficile de décrire.

Pour reprendre sur pourquoi j’ai préféré le tome 2, c’est que le tome 1 se concentre beaucoup sur l’envie de fuite de Danica et sur le Glitter. C’est une seule ligne directrice. De plus, la relation amoureuse qui se construit entre Danica et Saber, un employé de Reginald, est beaucoup mise à l’avant.


C’est un spoiler, mais pas réellement un spoiler, dans le deuxième livre, Danica et Justin sont finalement mariés et la jeune femme est devenue reine de Sonoman-Versailles, ce qui lui attribue des avantages et des responsabilités. La relation avec le roi reste platonique vu son dégoût pour celui-ci. Danica et Saber sont ensemble, alors que Justin a comme maitresse Lady Cynthea que la nouvelle reine déteste au plus haut point. La jalousie m’a donné espoir, mais malheureusement...

Espoir de quoi vous vous demandez ? En fait, Justin est mon personnage favori de la duologie. Il est sous-estimé, alors qu’il voit tout, comprends tout et sait tout. Il a un côté diabolique attirant et malgré le meurtre qu’on doute jusqu’à la fin à savoir si c’était un accident ou pas, je l’ai trouvé sympathique. J’aimais sa façon d’agir, de diriger, de voir plus loin. C’est une mauvaise personne, qui fait des choix égoïstes et oui, dans un sens, Danica a raison de le trouver monstrueux, mais ce qui m’a déplu c’est le fait que la jeune femme tente de passer pour la gentille dans l’histoire, alors qu’à mes yeux, elle a fait bien pire que Justin (et là je parle de lui, pas de ses ancêtres). Ainsi, l’histoire n’a pas réellement de protagoniste, car ni Danica ni Justin sont de bonnes personnes. Et en toute honnêteté, la tension entre ces deux personnages m’a donné espoir qu’ils finissent ensemble malgré tout, car je n’ai pas du tout senti de chimie entre Danica et Saber.


Même si le Glitter est tassé et mis en arrière-plan dans le deuxième tome, les manigances qui se joue dans ce livre ont rendu la lecture divertissante et au lieu de se concentrer sur des histoires d’adolescents, on atterrit dans un monde beaucoup plus mature.

En général, la duologie est très bonne. Si vous aimez l’historique et le dystopique, vous allez aimer cette série. C’est une bonne histoire qui se tient et dont le deuxième tome apporte beaucoup de rebondissement et de retournement de situation.

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