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Auteur maudit, maudit auteur d'Yvan Godbout


TITRE : Auteur maudit, maudit auteur

AUTEUR : Yvan Godbout

MAISON D'ÉDITION : ADA / Corbeau


GENRE LITTÉRAIRE : Euh... Journal horrifique ?

NOMBRE DE PAGES : 358


SYNOPSIS : Tout a commencé par l’écriture d’un simple journal.


Un journal sans plan, sans la moindre idée de ce que j’allais y confier. Un journal pour y laisser des mots probablement retenus depuis trop longtemps, ou peut-être simplement pour y laisser une toute petite trace de mon passage ici-bas...


Au-dessus de ma tête, une épée de Damoclès ; au fond de mon âme, une ombre funeste. Les mots viennent, écorchent, me conduisent aux portes de l’Enfer.


Là, en ce moment-même, ce journal est entre vos mains. Sous peu, à travers ces pages où rôde le mal, vous m’accompagnerez dans les dédales de mon passé et de mon présent, mais également dans ceux de ma folie, de ma démence.


Vous êtes avertis.

 

Ceci ne sera pas une critique comme les autres. En toute honnêteté, je n’ai pas acheté le livre en vue d’en faire une chronique littéraire. Au moment où j’écris ces lignes, j’hésite encore à savoir si je fais une publication ou si je publie sur le blogue. Mais comme je suis lancée, aussi bien continuer.


Yvan a vécu un enfer que je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi. Ce livre, c’est lui. C’est toutes les émotions qu’il a vécues. Toutes ces craintes, sa douleur, son anxiété. Bref, c’est vraiment un énorme melting pot de souffrance. Est-ce que le livre est lourd ? Non, pas du tout, au contraire... Mais cela ne nous empêche pas de ressentir ses mots. Chaque passage est ponctué de souvenirs, vrai ou fabuleux, seul lui le sait, mais qui, je l’avoue, font tourner l’esprit à plusieurs moments. Je n’ai pas réussi à savoir ce qui l’était ou non. En fait, dans l’une des préfaces, son propre frère avouait en être incapable, alors comment moi pourrais-je ?


Chaque page est tourmentée, chaque anecdote est fracturée. J’ai ri quelques fois, surtout au début, lorsqu’Yvan parle de l’église. Mais est-ce vrai ? J’espère que oui, j’avoue que ça, c’était trop drôle pour que ce soit faux, j’en serais déçue.


Ce journal est une autofiction et je ne me voyais pas critiquer l’œuvre comme je le fais d’habitude, parce que Yvan a mis son âme, a mis sa vie, dans cet ouvrage-là. Et même si on reconnait quand même un peu la fiction, surtout avec Emanul (qui selon moi représente l’anxiété et les peurs de l’auteur), ça reste que le roman, c’est un peu un journal intime qui nous ait offert.


Je peux vous dire que j’ai ri, pleurer, j’ai eu peur. J’ai aimé lire ce livre et peut-être un peu par curiosité morbide, j’ai aimé rentrer dans la tête de l’auteur pour comprendre encore plus ce qu’il a vécu durant l’horrible histoire avec Hansel et Gretel. Parce que je crois qu’on ne pourra jamais comprendre totalement. Et même après ma lecture, je ne peux pas ressentir ce qu’il a ressenti et ressent encore. Mais on peut l’imaginer. Et ce journal horrifique, semi-fictionnel, aide à le faire.


Je crois que ce livre, c’est Yvan qui nous offre sa tête avec tout le talent d’écriture qu’il possède. Et je suis très heureuse qu’il ait décidé de poursuivre dans cette voie, car un talent comme ça, on ne met pas ça aux poubelles, encore moins en prison.


C’est un livre à lire et j’en suis encore toute retournée.


Merci, Yvan, d’avoir partagé ça avec nous. J’espère qu’Emanul te laisse un peu de répits.


PS : Si tu lis ceci, sache que j’avais presque trouvé la réponse avant que ce soit dit à la fin ;)



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