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Agonie de Valentin Auwercx


TITRE : Agonie

AUTEUR : Valentin Auwercx

MAISON D'ÉDITION : Autoédition


GENRE LITTÉRAIRE : Dystopie

NOMBRE DE PAGES : 501


RÉSUMÉ : C’est erreur après erreur, souffrance après souffrance, survie après vie qu’adviendra la fin du monde. Le sablier de l’humanité est retourné, l’agonie peut commencer.


2112 : Une éruption solaire dévastatrice plonge le monde dans le chaos.


2131 : Qui faut-il craindre sur une terre ravagée? Des chirurgiens cannibales ou d’étranges individus vêtus de combinaisons noires?


2314 : Des robots d’accompagnement trucident leurs propriétaires au sein d’une société pas si nouvelle que ça.


2518 : Lorsque l’espérance de vie de l’humanité diminue inexplicablement d’un an chaque jour, la fin est une certitude.


4 vies, le même destin. Quand les décisions d’aujourd’hui deviennent les conséquences de demain…


Agonie est une édition intégrale regroupant les romans «Demains» et «Le temps d’une étoile».


Je remercie l'auteur pour l'envoi du livre en service de presse.

❤️ ALERTE COUP DE COEUR ❤️

 

MON AVIS :


Premier coup de cœur de l’année ! Et c’est tellement mérité. J’avais hâte de lire ce livre et même s’il était en numérique, je l’ai dévoré. C’était puissant, tout en étant… indescriptible. Pour être bien honnête, j’ai encore de la difficulté à faire mon deuil de ce livre. C’était spectaculaire !


Je suis tombée en amour avec la plume de l’auteur dès les premières lignes ! C’est profond, puissant et le texte est extrêmement bien écrit. Rares sont les auteurs qui me percutent autant, mais chaque phrase, chaque métaphore me coupait le souffle. Je savais dès les premières pages que ce livre serait un coup de cœur. Les comparaisons sont bien dosées et représentent bien le côté psychologique de l’histoire et des personnages. Je me permets quelques citations, car je crois qu’il est important que vous puissiez lire par vous-même pour comprendre ce que j’essaie d’expliquer.


Déjà, le livre commence avec un paragraphe fort qui représente notre bien triste réalité.


À l'heure où je vous parle, hier est déjà loin, aujourd'hui est devenu demain. Nous avons ouvert la porte d'un autre avenir que l'on appelle internet. Il paraissait audacieux, radieux, mais il s'est avéré vicieux. Nous sommes maintenant tous connectés, mais les yeux baissés, muets de toute humanité. Le savoir étant trop facile à prendre, nous abrutir est devenu une manière d'apprendre. La colère n'est plus qu'un commentaire. Il n'y a plus d'action, donc aucune réaction. La dignité s'achète, le mensonge se vend, et l'égocentrisme se chiffre. Nous nous déguisons de pixels pour fuir la réalité que nous saccageons.

Comment ne pas avoir le corps parcouru de frissons ? Cette représentation crue de l’ère technologique dans lequel on vit effraie, car le livre est une dystopie, pourtant elle est empreinte d’une vérité bien trop proche de notre modernité… Sachant que la première histoire se passe en 2112 où tout est encore plus connecté qu’aujourd’hui, on peut se poser la question sur ce que le futur nous réserve. Personnellement, cela m’effraie. Bien plus que les changements climatiques ou les guerres. J’ai peur de la technologie, car je ne pourrai pas vivre sans elle. Ce livre m’a percuté comme la foudre.

De plus, bien que les récits soient futuristes, l’auteur ne bombarde pas d’informations sur cette réalité que nous ne connaissons pas. Il nous fait comprendre au compte-gouttes le Nouveau Monde dans lequel ses histoires sont installées. On y reconnaît des éléments, alors que d’autres sont plus basés sur la science-fiction d’un postapocalypse. En même temps, vu l’écart de temps entre les histoires, vous comprendrez que beaucoup de choses changent.


Sur les quatre histoires, j’ai le même commentaire : c’est une excellente dystopie psychologique sur la consommation et la société. À mes yeux, c’est un petit chef d’œuvre.


Dans la première histoire, on met en bouche une « fin du monde » qui, pour certains, peut se comprendre, alors que pour d’autres, trouveraient cela absurde. Honnêtement, je me tiens entre les deux. J’ai trouvé l’idée pas aussi horrible, car clairement à un moment, la vie humaine nécessitera un « reboot », mais la façon de faire a été épouvantable. La question que pose le livre par la suite c’est : est-ce que les humains sont portés à refaire sans cesse les mêmes erreurs ? Moi je crois que oui.


Dire au monde que, c'était certain, l'apocalypse était pour aujourd'hui, Mais qui l'aurait cru? Personne.
Non, personne ne croyait la fin possible, et c'était ce qui était dangereux. Quand l'Homme vomissait son quotidien sur la planète, il ne voyait pas l'impact direct de son geste. Un quelconque individu montrait son déni de conscience dès la première heure d'une journée. Il se levait, allumait sa lumière fournie au nucléaire, restait 20 minutes sous la douche, car ça réveille et ça détend, enfilait son 5° pantalon de la semaine, son 8° tee-shirt alors qu'il n'était que jeudi, utilisait des cosmétiques de torture animale, avalait un verre de jus d'oranges pressées à l'autre bout du monde, compacté dans du plastique qui finira sur le 7° continent, ne mangeait qu'à moitié une tartine recouverte d'un chocolat saveur déforestation de masse, chaussait des baskets fabriquées par des orphelins payés à la cacahuète, de l'autre côté des océans, se blottissait dans un manteau raffiné au pétrole et montait dans sa voiture fumante de CO2.

Comment pouvons-nous lire ça sans remettre en question nos choix quotidiens ? C’est dire la vérité avec les vrais mots. L’auteur ne tourne pas autour du pot et ne se cache pas devant les images façonnées par les corporations riches. Il dit ce qu’il en est avec une aisance percutante.

J’ai une préférence pour les deux premières parties du livre que j’ai trouvé plus humain, plus difficile sur la réflexion de la société. Sachez également que dans la deuxième partie, il y a des scènes difficiles de torture, de viol, de meurtre et de cannibalisme. Chaque partie a son genre, la deuxième partie je la qualifierais d’horreur postapocalyptique.

Quant à la troisième histoire, j’avoue être mitigée. J’ai trouvé qu’elle avait moins de liens avec les autres histoires, c’était très léger. Le personnage de Stan vit avec un gouvernement géré par les Trilatères qui viennent s’en prendre à la protagoniste de la deuxième histoire presque deux cents ans plus tôt. J’aurai aimé en apprendre plus sur leur évolution en tant que nouveau gouvernement. On comprend plus dans la quatrième histoire le lien avec Liv et je me pose la question à quoi a servi l’histoire de Stan outre montrer que rien n’a changé ? En revanche, j’ai adoré l’enquête policière ! Un peu déçut de la conclusion, mais ça ne m’a pas empêché d’adorer l’histoire et le livre entier.


La quatrième histoire est inquiétante, particulièrement stressante, mais qui nous fait réfléchir à l’importance de vivre au jour le jour, mais également d’apprendre de nos erreurs, car cette histoire apporte une « fin du monde » comme dans la première histoire, avec dans un sens, presque la même raison.

Ce que j’ai adoré c’est que tous les protagonistes sont différents les uns des autres et cela se sentait même dans la plume de l’auteur. Son style changeait lorsqu’il changeait de personnage, tout en gardant la même profondeur.

Le seul point négatif que j’ai vraiment a aborder et c’est un détail, c’est que j’ai trouvé que plusieurs prénoms et noms de familles se répétaient sans être le même personnage, donc parfois j’ai été mélangée. Aussi… beaucoup de personnages sont roux. Je n’ai rien contre les roux, mais je me demande pourquoi ce choix ? Surtout sachant le pourcentage de la population mondiale qui contient ce gène.


Quant à la finale, j’avoue que j’ai été mitigée, puis j’ai lu la note de l’auteur et pour moi, ça a eu tellement de sens qu’au final j’ai adoré. Valentin Auwercx est un auteur que je viens de découvrir et que je n’hésiterais pas à lire à nouveau !


Certains n'apprécieront pas cette fin qu'ils trouveront trop tirée par les cheveux à cause de son côté « fantastique », mais le message à en tirer est libre de toute interprétation. Si je suis sorti du schéma logique pour parvenir à une conclusion absurde, c'est parce que personne ne sait vraiment comment notre histoire va se terminer. Nous connaissons tous la route du déclin, mais pas la conclusion.



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