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Les Winchester, tome 3 : Alexander d'Audrée McNicoll

⭐ Service de Presse ⭐

Critique du tome 1 : Lincoln

Critique du tome 2 : Stephen

TITRE : Alexander

SÉRIE : Les Winchester

AUTEURE : Audrée McNicoll

ÉDITION : Éditions de Mortagne


GENRE LITTÉRAIRE : Romance historique

NOMBRE DE PAGES : 368


RÉSUMÉ : Angleterre, 1758


Après un séjour de six mois à Paris, Alexander Winchester prend le chemin de retour vers chez lui, à Badminton House. En route, il est attaqué et perd conscience. C’est dans les bras de Cassidy Hill, une mystérieuse gipsy, qu’il retrouve ses esprits… mais pas sa mémoire.


Malgré son amnésie, Alexander est indéniablement attiré par les charmes de cette femme énigmatique. Il sera prêt à tout pour la libérer des griffes de l’homme le plus puissant de Maidstone qui la tient sous son joug… même à aller à l’encontre des conventions, s’il le faut.

 

MON AVIS :


Ce troisième tome nous présente enfin le dernier frère Winchester. Peu mentionné et présent dans les autres livres, dû à sa présence en France notamment, nous le rencontrons finalement lorsque celui-ci décide qu’il a assez de sa vie de débauche et traverse la manche avec son meilleur ami Dean vers l’Angleterre. Je tiens à dire que j’ai trouvé hilarante la scène du début entre les deux amis et j’ai bien aimé leur relation, la touche d’humour qu’ils partagent. Malheureusement pour moi, les deux jeunes gens se retrouvent rapidement séparés.

En effet, Alexander est victime d’une bande de voyou et finit blessé, puis amnésique. Le lecteur connait son identité, mais lui n’en a aucune idée, ce qui enclenche plusieurs péripéties auprès d’un groupe nomade, dont leur chef, Cassidy, est déjà dans une situation difficile avec un homme influant nommé Cillian.

Premier élément qui m’a beaucoup plu, c’est le personnage de Cassidy. J’ai adoré sa personnalité, c’est une femme qui ne se laisse pas faire et qui prend sa place en tant que chef. Malgré l’époque, elle ne laisse pas les hommes enfreindre ses ordres et n’hésite pas à les remettre à leur place, usant même de menaces. Si elle s’attendrit assez facilement devant Alexander, elle reste une tête froide, surtout lorsqu’il est question de Cillian et de son peuple. J’ai aimé l’action concernant l’homme d’affaires et les racistes présent à Maidstone — point intéressant soulevé dans le livre — mais j’ai trouvé que l’histoire se concentrait presque plus sur Cassidy que sur Alexander. Dans le tome deux, c’était pareil, mais différemment, car Marion avait un agenda envers Stephen. Ici, Alexander me donnait l’impression d’être un personnage secondaire de sa propre histoire.

Il y a aussi un élément qui m’a agacé avec les gipsys et là je le sais que certains vont rouler des yeux, puisque ça va être vu comme un détail, mais moi, en tant que lectrice et passionnée d’histoire, j’ai trouvé ça dommage et c’est la raison pour laquelle je le mentionne. Je suis consciente qu’on peut être libre de ses choix, mais quand je lis un roman historique, la base c’est, au minimum, de se conformer au territoire et à l’époque où l’histoire a lieu. J’ai posé la question à l’auteure, car j’étais troublée et celle-ci m’a répondu qu’elle avait simplement choisi ça comme ça. Sur le coup, j’ai été perplexe, étant donné que, sans contexte dans l’histoire qui explique ce choix, ce changement de la réalité historique, quelqu’un passionné au même degré que moi, surtout de l’histoire anglaise, risque de grincer des dents et c’est ce qui est arrivé lors de ma lecture. Ce qui m’a agacé, c’est que le clan de Cassidy parle espagnol et elle (et sa grand-mère Polly) utilisent deux fois le terme latin modus operandi. Pour le premier point, vous devez savoir que le groupe de gipsy qui existait en Angleterre à l’époque ne parlait pas espagnol, mais le romani. Les nomades espagnols avaient été majoritairement exécutés et envoyés en Amérique (ou bien avaient tout bonnement migré vers les pays scandinaves (la Norvège et la Suède)) au 16ème siècle. Encore là, une simple explication de contexte ne m’aurait pas fait hausser les sourcils sur le choix de l’auteure. Quant au terme latin, eh bien la langue était utilisé par les nobles et les membres du clergé. Je ne vois donc pas comment deux femmes nomades sans éducation ni affiliation au monde religieux catholique (ou protestant) peuvent connaitre une expression latine à moins qu'elles soient descendantes de gitans espagnols, qui eux parlaient le caló, un langage dérivé du latin. Encore là, c'est plausible dans l'histoire des Winchester, je ne dis pas le contraire, juste que j'aurais aimé que ce soit expliqué, mis en contexte, qu'il y ait une précision historique. Je sais que ce sont des détails, mais comme je l’ai mentionné, moi, ça m’a dérangé.

D’un point de vue plus positif, j’ai bien aimé Alexander. Je l’ai trouvé poli, bienveillant, humble. C’était un personnage très doux qui m’a plu. Malheureusement, comme avec Lincoln, j’ai l’impression d’avoir terminé ma lecture en sachant bien peu qui il était. Il est vrai que le côté amnésique n’a pas aidé sur ce point, mais j’aurais espéré un peu plus lorsqu’il récupère sa mémoire. La grande différence que j’ai trouvée entre les deux tomes, c’est qu’avec Alexander, sa personnalité est venue sauver la mise. Son côté gentleman, sa manière d’agir avec Cassidy et Mia, la guérisseuse. Comment il est prêt à tout pour aider la chef concernant son peuple. Bien sûr, il lui est redevable de lui avoir sauvé la vie, mais il n’était pas obligé de se mettre en danger pour elle. Il l’a fait, car il le voulait et qu'il développait des sentiments pour elle. Et surtout, une amitié s’était formée entre eux, bien avant l’amour.


Ça aussi a été un point que j’ai apprécié de ma lecture : la relation entre Cassidy et Alexander était satisfaisante. Il s’est passé un « coup de foudre » entre les deux qui n’est pas basé sur le physique. C’est plus profond et élaboré que ça, à cause du côté ésotérique des gipsys et de la mentalité des âmes sœurs. On se trouve donc, étrangement, avec un coup de foudre en slow burn très intéressant. Il y a une évolution, un apprentissage de l’un et de l’autre avant que s’avoue une parcelle de sentiment.


La fin se présente avec un petit nuage gris avec Cillian qui cause des problèmes. J’admets que je n’ai pas été très impressionnée par le duel et le dénouement de l’histoire. Je m’attendais à plus. L’auteure offre un coup choc que j’ai trouvé peu crédible à cause d’une formule classique de la romance où tout doit toujours finir bien. J’avoue que j’aurais aimé que ce choc soit vrai, pour apporter un changement à cet usage dans les œuvres du genre. Néanmoins, j’ai adoré l’épilogue que j’ai trouvé extrêmement mignon et doux. Cela a permis au livre, mais aussi à la série, de terminer sur une belle note.


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