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La trilogie des gemmes de Kerstin Gier


TITRE FRANÇAIS : Rouge Rubis, Bleu Saphir et Vert Émeraude

TITRE ANGLAIS : Ruby Red, Sapphire Blue et Emerald Green

TITRE ORIGINAL (Allemand) : Rubinrot, Saphirblau et Smaragdgrün


AUTEURE : Kerstin Gier

GENRE LITTÉRAIRE : Romance fantastique historique

 

Ah comme j’avais hâte de pouvoir vous parler de cette série que je trouve tellement dans l’ombre ! Pourtant, c’est tellement bon ! C’est en fait l’une de mes trilogies favorites. Je l’ai lu en français et en anglais. Malheureusement, mon allemand inexistant ne me permet pas de les lire dans leur version originale. Je dois aussi dire que je trouve très drôle le titre allemand de Vert Émeraude. On dirait que les deux premiers sont faciles à retenir, mais le troisième, c’est peine perdue.

Alors, qu’est-ce que la trilogie des gemmes ? On entre ici dans une romance fantastique historique comme il me plaît d’en lire. J’ai toujours aimé les romans qui font un saut dans le passé d’une quelconque manière et dans cette série, nous sommes servis.

Le premier tome nous présente deux protagonistes : Gwendolyn Shepherd et Gideon de Villiers. Chacun pour leurs raisons, vont apporter un poids important à l’histoire. La romance tourne principalement autour d’eux et j’ai trouvé que la construction des personnages dans cette série est remarquable. On note la touche moderne, mais la façon dont a été élevé Gideon donne un côté d’époque sensible et gentleman. Bien qu’il lui arrive parfois de se comporter en vrai goujat auprès de la jeune femme, je l’ai trouvé adorable. C’est un garçon qui reflète par ses actions tout ce qu’on lui a appris sans se questionner davantage, du moins jusqu’à ce que Gwendolyn arrive dans sa vie.

Ces deux personnages ont un point commun : ils viennent d’une famille où s’hérite un gène qui leur permet de voyager dans le passé avec leur sang. Si Gideon a passé sa jeune vie à être entraîné à son rôle de Veilleur du temps, ce n’est pas le cas de Gwendolyn, car selon les calculs, cela aurait dû être à sa cousine Charlotte d’hériter du gène. Mais, lorsque Gwen fait un saut dans le passé, tout le monde comprend qu’une énorme erreur a été commise et que Gwendolyn est le Rubis, le douzième membre du Cercle contrôlé par l’effroyable Comte Saint-Germain.

Grâce à une machine qui prélève du sang, les deux adolescents pourront faire des sauts dans le passé et contrôler leur gêne en tant que Veilleurs. C’est difficile pour la jeune femme, car celle-ci n’a jamais appris les éthiques de l’époque ni de méthodes de combats. Elle devient donc un boulet pour Gideon qui s’éprendra de l’innocence de sa partenaire de voyage.

Ce qui est incroyable avec cette série, c’est que l’utilisation des gemmes a été si souvent exploitée qu’il est presque impossible de trouver une histoire originale, mais celle-ci, je l’ai toujours trouvé extraordinaire et, encore aujourd’hui, je n’ai pas été capable de trouver un livre lui ressemblant.

À travers les tomes, on comprend que le Comte Saint-Germain est quelqu’un de cruel et qu’il doit être arrêté à tout prix. On rencontre d’anciens Veilleurs et on en apprend plus sur le Cercle dont fait partie Gwendolyn et Gideon. Et si au début on a une certaine haine pour Charlotte qui nous paraît superficielle et méchante, on finit par s’attacher à elle et à comprendre à quel point elle est mal avec elle-même. En même temps, imaginez un peu vous entraîner toute votre vie à quelque chose, être destinée à être avec quelqu’un que vous aimez profondément et du jour au lendemain, tout vous est arraché pour un mensonge qui aurait pu paraître anodin, mais qui a fait toute la différence ? De quoi être en colère non ?

C’est avec cette série que je suis tombée en amour avec l’historique. J’aimerais aussi dire que j’ai aimé comment la traduction en français et en anglais ne change pas l’ambiance, ce qui peut arriver parfois lorsque le texte n’est pas dans sa langue originale. Il est vrai que je ne peux pas comparer avec la plume de Kerstin Gier en Allemand, mais l’écriture est belle, douce et entraînante. J’ai lu les trois livres en quelques jours, dans les deux langues.

Lorsque les secrets finissent par être dévoilés, on comprend que l’histoire des gemmes est bien plus sombre et profonde que ne laissent présager les quatrièmes de couverture. C’est une histoire d’amour, mais surtout de famille et de loyauté.

J’ai été émue, j’ai été fâchée (surtout à la fin du deuxième tome qui donne envie d’arracher la tête de Gideon), j’ai été triste, mais j’ai aussi ressenti beaucoup d’affection pour la majorité des personnages. Même ceux secondaires finissent par avoir une importance.

Quant à la fin de la trilogie, j’ai été satisfaite. J’ai trouvé qu’elle répondait à toutes les questions et nous permettait de faire adéquatement notre deuil. Bon, j’avoue ne pas avoir réussi encore et c’est la raison pour laquelle je relis les trois tomes aux deux-trois ans. Ça vous montre à quel point j’ai de l’amour pour cette série.

Je n’ai jamais compris pourquoi cette série était autant dans l’ombre. Je ne vois personne en parler. Pourtant, c’est une excellente série qui saura satisfaire plusieurs lecteurs de différents genres, car elle mélange à la perfection les trois nommés ci-haut. Je dirais même qu’elle est justement bien dosée. Ne vous attendez pas à de la grosse magie comme dans certains livres fantastiques. Ici, on tente de trouver une réponse scientifique au gène des Veilleurs, mais il y a tout de même une touche de magie non négligeable.

Sachez également que la trilogie a été adaptée au grand écran. J’ai adoré les films et les acteurs qui interprètent les personnages ont été, à mon avis, géniaux. Je conseille de l’écouter en anglais par contre, car c’est ce qui se rapproche plus de la langue germanique, comparée au français qui parfois montrait des lèvres bougées, mais le texte terminé d’être récité. Le doublage francophone a ce défaut. Et si vous voulez en savoir plus sur le sujet des adaptations, je vous conseille l’article d’Ann-Julie. Il est vrai que les livres sont meilleurs, mais j’ai quand même pu apprécier mon visionnement.

Maintenant, concernant les livres, est-ce que je vous conseille plus la version française ou l’anglaise ? Tout comme les films, je crois que l’anglais se rapproche plus de l’allemand, ce qui fait que j’ai trouvé la traduction un peu plus profonde que celle en français. Bien que l’ambiance soit similaire, j’ai une petite préférence pour la version anglophone, ne me jetez pas de pierres.

Vous pouvez retrouver les livres dans leur langue française, édités par les éditions Milan, dans les liens ci-dessous, mais également sur Amazon, en anglais, sous forme de coffret, au prix modique de 40 $ (au lieu de 25 $ par tome en français).





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