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It ends with us de Colleen Hoover

❤️ Alerte coup de coeur ! ❤️

TITRE : It ends with us

AUTEURE : Colleen Hoover

MAISON D'ÉDITION : Atria Books


GENRE LITTÉRAIRE : Romance psychologique

NOMBRE DE PAGES : 384


RÉSUMÉ : Lily hasn’t always had it easy, but that’s never stopped her from working hard for the life she wants. She’s come a long way from the small town where she grew up—she graduated from college, moved to Boston, and started her own business. And when she feels a spark with a gorgeous neurosurgeon named Ryle Kincaid, everything in Lily’s life seems too good to be true.


Ryle is assertive, stubborn, maybe even a little arrogant. He’s also sensitive, brilliant, and has a total soft spot for Lily. And the way he looks in scrubs certainly doesn’t hurt. Lily can’t get him out of her head. But Ryle’s complete aversion to relationships is disturbing. Even as Lily finds herself becoming the exception to his “no dating” rule, she can’t help but wonder what made him that way in the first place.


As questions about her new relationship overwhelm her, so do thoughts of Atlas Corrigan—her first love and a link to the past she left behind. He was her kindred spirit, her protector. When Atlas suddenly reappears, everything Lily has built with Ryle is threatened.

 

MON AVIS :


Eh. À la base, cette critique ne devait pas être sur le blogue. En effet, nous avons décidé que les livres lus en anglais auraient une petite critique en anglais sur Instagram et en français sur Facebook. Mais en écrivant mon avis, j’ai vite réalisé que ça ne rentrerait pas dans les 2000 caractères limites d’Insta. Alors me voilà.


J’ai lu ce livre avec mon bookclub et il était dans ma wishlist depuis très longtemps. Après avoir lu Verity, je savais qu’il fallait que je découvre si le hype autour de l’auteure était mérité ou bien si c’était un simple coup de popularité. Laissez-moi vous dire ceci : le hype est vrai. Elle mérite l’attention qu’elle reçoit. J’ai lu deux livres d’elle, bientôt trois, et je veux TOUS les lire.


Alors j’ai embarqué dans It ends with us sans, réellement, savoir dans quoi je m’embarquais. J’ai fini ma lecture en me posant des questions sur mes valeurs et avant de juger mon avis, je vous demanderais de me lire au complet, pour comprendre mon résonnement.

L’histoire commence avec la rencontre de Lily et Ryle. Celle-ci rêve d’ouvrir sa fleuristerie, même si elle s’appelle Lily Blossom Bloom (eh oui). Ryle, quant à lui, est dans les dernières années de résidence médicale avant de devenir neurochirurgien. J’ai trouvé ça doux et comique comme moment, malgré les sujets lourds qui sont échangés, alors qu’ils se connaissent à peine. Dès les premiers instants, j’ai senti leur chimie. Dès qu’ils ont un moment ensemble, je souris et je ris. Ryle est assez spécial, il a son franc-parler. De plus, j’ai adoré l’idée des « naked truth ». Bon, pour ceux qui ont lu la version française (Jamais plus), cela a été traduit par « vérité toute nue »… Un naked truth c’est une vérité qui fait mal lorsque tu la dis. Par exemple, Lily explique qu’elle revient des funérailles de son père, mais qu’elle n’est pas triste. Leur relation va se bâtir autour de ce thème. Ensemble, ils vont s’avouer des naked truth pour apprendre à se connaître. Mais l’un et l’autre vont garder quelques secrets qui vont mettre en péril leur relation au fil du temps. Et j’avoue que ça m’a brisé. Je suis tombé sous le charme de leur couple, donc lorsque les abus commencent… c’est difficile. Tsé, l’auteure nous fait adorer Ryle, il est attentionné, drôle, un gars normal, qui, en quinze secondes, fait tout bousculer. Mais contrairement à l’opinion populaire… je n’ai pas été capable de détester le personnage… Je vous en parlerai un peu plus bas. D’où la raison pour laquelle je vous ai demandé de me laisser une chance de m’expliquer.


Mais il y a un troisième personnage important dans le récit : Atlas. Il nous est présenté via les journaux de Lily, où elle racontait sa vie sous forme de lettre à Ellen DeGeneres. C’est original et assez comique, en plus d’ajouter de la vie aux journaux traditionnels dans les livres. On sent tout de suite son attachement envers le jeune homme qui, bien qu’adolescent, se retrouve sans abri. C’est grâce à Lily qu’il s’en sortira. Néanmoins… Leur relation ne m’a pas convaincue. C’est LE couple que tout le monde adore dans It ends with us, mais pas pour moi. Oui, Atlas est mignon, il est gentil, bref c’est un bon garçon, mais je ressentais plus une relation de meilleurs amis, pas d’amour. Pour moi, la chimie romantique n’était pas là.

L’écriture de Colleen Hoover est addictive et elle a cette façon d’écrire sans tabou. Ce qui doit être dit est dit. C’est quelque chose que j’ai adoré découvrir de cette auteure. Et oui, le sujet principal du livre, c’est la violence conjugale.


Lily a vu son père battre sa mère toute sa vie. La violer, la manipuler, bref, un véritable monstre. Il l’a presque tuée, même. C’est un personnage horrible et l’élément le plus désagréable du roman. J’ai compris la répulsion de la jeune femme envers lui et honnêtement, je m’attendais à plus de haine de sa part. Et quand Lily se demande si elle est devenue sa mère et Ryle son père… ça m’a achevé. Car personnellement… je ne crois pas.


Il y a une phrase dans le début du roman qui dit : « There is no such thing as bad people. We’re all just people who sometimes do bad things. » Et je crois que ça convient à Ryle. Est-ce que la violence conjugale doit être acceptée ? Absolument pas. Mais je n’ai pas réussi à en vouloir au personnage, car, les trois passages de violence, j’en ai compris deux. Le premier, où il pousse Lily hors de son chemin pour atteindre l’évier de la cuisine après s’être brûlé la main (il est neurochirurgien), je me suis dit que c’était peut-être juste sur l’effet de panique. La deuxième fois, après une dispute, Ryle s’en va et est rattrapé par Lily. Il va la pousser à nouveau et celle-ci va tomber dans les escaliers. Bien entendu, il va s’excuser, il va se sentir coupable, le classique. Par contre… j’ai eu le sentiment qu’il était réellement sincère. Il va expliquer à Lily que lorsqu’il est vraiment en colère, il a des black-out. Certains disons que c’est une excuse, mais pour en vivre moi-même, je sais ce que s’est. Quand il lui explique qu’il sent le besoin de s’éloigner et qu’il ne faut pas rentrer dans sa bulle, car il voit noir et n’a pas conscience de son environnement… Je le comprends, car je le vis moi aussi. C’est même quelque chose que j’ai dit à mon conjoint dès qu’on s’est rencontré. Est-ce que ça fait de moi quelqu’un de violente ? Je me suis posé la question. Lily ne respectait pas ce besoin.

Et je prenais sa défense jusqu’au troisième incident où c’est allé trop loin. Je comprenais sa colère, mais, dans les trois moments, rien n’excusait son comportement. Les deux premiers, il ne se contrôlait pas, mais la troisième fois, oui. Lily avait le droit à son jardin secret, à son passé. Et oui, elle aurait dû lui parler d’Atlas au lieu de faire semblant. Mais ça ne méritait pas ce qu’elle a vécu. Mais encore là, je ne crois pas que Ryle soit volontairement violent ou méchant. Je ne crois pas que c’est un homme qui abuserait de sa femme pendant des semaines et des mois. Ces trois incidents ont été isolés sur une longue période. Ça ne veut pas dire que ce n’est pas de la violence et que ça doit être excusé ! Mais je crois qu’il y a une différence entre quelqu’un qui peut avoir des comportements violents avec certains trigger et quelqu’un de violent.

Après ce troisième moment, Ryle décide de partir à son stage pendant trois mois et de laisser l’appartement à Lily pour qu’ils puissent réfléchir chacun de leur côté. Il est venu à la fleuristerie, a laissé les clés, a annoncé son départ et il est parti. Quand il est revenu, il était à l’appartement en compagnie de son meilleur ami Marshall, afin que Lily se sente en sécurité pour qu’ils puissent discuter. Qu’il est là pour la protéger. Au final, durant la discussion, où Ryle apprend que sa femme est enceinte, il accepte de lui laisser son espace et de prendre le temps de voir où ils en sont, qu’il respecte sa décision et qu’il va attendre de ses nouvelles concernant la suite. De tous les livres parlant de violence conjugale, jamais je n’ai vu un homme violent agir de la sorte.

Et pendant tout le long de la grossesse, il va respecter Lily, ne s’imposera pas, ne posera pas de questions sur où elle s’est réfugiée après l’incident, si elle voit quelqu’un. Jamais. En fait, à partir de là, j’avoue que j’ai trouvé Lily, elle-même, abusive, mais psychologiquement, envers Ryle. Certains ne seront pas d’accord et je respecte ça. En fait, j’adore la personnalité de Lily. Elle est franche, directe et elle est pétillante et intelligente. Elle a vécu beaucoup et elle est en colère contre son mari. Mais je ne crois pas qu’elle a choisi ses moments. Lorsque Ryle apprend pour le bébé qu’il accepte de lui donner son espace et d’être là seulement si elle le veut, elle lui dit, alors qu’il se trouve dans le cadre de porte, près à quitter les lieux, sans aucune violence verbale ou physique, qu’elle aurait voulu que le bébé ne soit pas de lui. Je comprends sa colère, mais… j’ai trouvé ça abusé. Le gars fait tous les efforts du monde, il sait que ses gestes ne pourront jamais être pardonnés, mais qu’il veut être là pour son enfant, même s’il perd sa femme. Et elle lui dit ça ? Aussi… après l’accouchement, elle lui demande qu’est-ce qu’il dirait à leur fille si elle venait lui dire que son petit ami l’a poussé ou violenté. Plusieurs fois. Ryle pleure et lui avoue qu’il lui dirait de le quitter, ce à quoi Lily va répondre quasiment « Ben voilà ». C’est encore là, pour moi, une preuve que Ryle n’est pas un homme violent, mais juste quelqu’un avec des comportements violents isolés. Mais Lily aurait dû dire tout ça à Ryle au moment de l’altercation, ou un peu après, quand il se serait calmé, pas neuf mois plus tard. Pas après avoir accouché, pas pendant qu’il tient son bébé dans les bras. Je n’ai pas trouvé ça correct de la part de Lily.

Au final, la fin est réaliste. On a trois personnages qui vivent leur vie et dont le chemin s’entrecroise. J’ai adoré ma lecture et j’espère que vous avez compris mon opinion à propos de Ryle. Je sais que c’est contraire à celle publique, mais c’est comme ça que je l’ai ressenti. Anecdote, lorsque j’ai expliqué mon point au bookclub, au début on m’a regardé comme si j’étais folle. Mais plus j’avançais dans mon raisonnement, plus on comprenait où je m’avançais. Je n’excuse pas les gestes de Ryle, mais je les comprends, elle est là la différence.


Si vous voulez, vous aussi, découvrir le livre, je vous invite à cliquer le lien suivant pour la version en français et plus bas pour la version anglaise. Je vous conseille la version originale, car, lors de la discussion de bookclub, on a vu plusieurs différences notables.



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1 Comment


Je suis très inquiète de voir la violence conjugale défendue sous couvert de « ce n’est pas excusable mais quand même » et de critiques envers une femme qui s’en protège.

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