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La vie, c'est pas comme dans les films de Joanie Mailhot Poissant

⭐ Service de Presse ⭐|❤️Alerte coup de cœur ! ❤️

TITRE : La vie, c'est pas comme dans les films

AUTEURE : Joanie Mailhot Poissant

ÉDITION : Éditions de Mortagne


GENRE LITTÉRAIRE : Chicklit

NOMBRE DE PAGES : 328


RÉSUMÉ : Adélaïde

Ma vie est réglée au quart de tour. J’ai un calendrier intégré au cerveau et un talent inné pour sprinter à gauche et à droite, tout en gérant ma charge mentale. C’est le prix à payer pour avoir exactement tout ce que j’ai toujours voulu : une carrière florissante et une famille parfaite. Et rien ni personne ne pourra changer ça. Sauf peut-être mon nouveau, et tellement séduisant, collègue…


Joséphine

J’ai toujours eu l’impression que le bonheur me fuyait, trop occupé avec mes deux soeurs vraiment plus flamboyantes que moi. Et pourtant, je n’en demande pas beaucoup… Je veux juste pouvoir serrer un bébé au creux de mes bras. Pourquoi, alors, j’ai l’impression que ça n’arrivera jamais ?


Marguerite

La patience, ça n’a jamais été mon fort ! Parlez-en à ma mère qui a accouché de moi sur le bord de l’autoroute ! Tant qu’à arriver dans ce monde, aussi bien le faire de manière éclatante ! Au fond, c’était peut-être un présage de ma vie amoureuse catastrophique. Même si je suis une dateuse en série, je ne trouve jamais chaussure à mon pied. Comme si j’allais trop vite pour que l’amour puisse m’attraper. Cupidon??? Alllllooooooo! Je suis juste ici!!


Il n’y en aura pas de facile pour les trois soeurs Morin. Après tout, rien n’est aussi simple que dans les films…

 

MON AVIS :


Je le dis chaque fois que je lis une chicklit : ce n’est pas mon genre de prédilection. Cependant, cette année, j’ai découvert des pépites. Ce qu’il faut comprendre vis-à-vis mon… dédain, si on peut dire ça comme ça, envers le genre, c’est que plusieurs thèmes reviennent souvent et à force d’être surutilisés et surtout, idéalisés, recommandés, favorisés, vient le moment du urgh. J’ai découvert la plume de Joanie avec Les filles préfèrent les salauds. J’étais curieuse, j’ai loué l’audio et j’ai adoré. Ce fut un coup de cœur instantané. De plus, mon copain, qui a en horreur ce genre de livre, était intrigué et mieux encore, il aimait ça. Lui qui disait préférer s’arracher les yeux (ou les oreilles pour un livre audio hein!) que de lire une œuvre comme ça, eh bien, il écoutait plusieurs passages avec attention. J’ai su, à cet instant, que les livres de Joanie, même si elles ont dans le genre chicklit, allaient me plaire pour leur diversité et différence.

Parce que, oui, il y en a.

Une chose que j’ai remarquée, c’est que l’auteure aime jouer avec les clichés. Elle ne s’empêche pas d’en mettre, mais vient les déconstruire, les réutilisés avec une autre vision, elle les contourne ou bien fonce dedans avec une totale acceptation. Le urgh mentionné plus haut ne se pointe pas le bout du nez, car, justement, il y a un travail de profondeur avec ces stéréotypes. Au lieu de les encourager, l’auteure apporte une réflexion par rapport à ceux-ci. Et c’est cette réflexion que j’ai adoré retrouver dans ce nouveau roman.

Joanie donne une touche humoristique à ses pensées et à celles de ces personnages. Même les plus coincés diront que l’humour fait partie intégrante de leur personnalité. Dans ce roman, Marguerite pourrait se partir un spectacle d’humour sans problème ! Ça n’enlève pas que, malgré les moments plus tristes ou plus profonds du roman, la touche drôle ne vient pas toucher les deux autres sœurs, qui ont, on va se le dire, grandement besoin de déstresser.


Alors, passons-les en revue et les clichés qui viennent avec elles.

Adélaïde.

Femme de succès, mariée depuis des années, mère, également, elle est stricte et ne s’en cache pas. Elle règle sa vie à la maison comme au travail : tout doit être droit et tout doit être parfait. Au grand désespoir de ses adolescentes et, surtout, de son époux qui ne semble pas être du même moule qu’elle. C’est à la surprise d’Adélaïde qu’elle rencontre un collègue, exotique, bien entendu, ténébreux, un petit peu, qui va venir déstabiliser son horaire, sa vie « parfaite » et tout ce qu’elle croyait savoir. On retrouve donc le cliché de la mère malheureuse dans son mariage qui va passer par-dessus la clôture. Ce qui est différent, c’est qu’au lieu de promouvoir l’infidélité comme un élément normal, parfois même nécessaire, avec Adélaïde on comprend que, parfois, on grandit dans un mariage qui nous a séparés, que ce n’est pas correct, mais que penser à soi nécessite des sacrifices et des réflexions profondes. La jeune femme n’est pas heureuse de tromper son mari et elle n’est pas heureuse d’être loin de l’homme qu’elle a aimé. Mais elle se questionne. Ce que je reproche à Adélaïde, c’est de ne pas avoir parlé avec son époux avant de sauter le cap dans les bras d’un autre homme. Personne n’est devin, personne ne peut deviner ce qu’on veut d’eux. On le voudrait bien, mais le demander ou en parler avant évite ce genre de situation. Alors, bien qu’Adélaïde commette un acte impardonnable, celui de l’adultère, elle est consciente de faire quelque chose de mal et elle est consciente que ça va blesser des personnes. C’est pourquoi elle met cartes sur table assez rapidement. Au final, le personnage évolue et comprend que la vie parfaite n’existe pas. Qu’il faut parfois juste… vivre !


Joséphine.

Clairement mon coup de cœur principal du roman. Elle dégageait une douceur qui me donnait envie d’avoir un livre complet juste avec elle. En couple depuis quelques années avec son crush d’adolescente, qu’elle a retrouvé plusieurs années plus tard, elle ne souhaite qu’une seule chose : commencer une famille et avoir un bébé. Malheureusement, rien ne fonctionne. On sent son désespoir, sa frustration, sa tristesse. Pourquoi ça ne fonctionne pas ? Pourquoi il n’y a aucune réponse ? Avec Joséphine, on voit les thèmes de l’infertilité, mais aussi de la confiance en soi. La jeune femme souffre d’embonpoint et, comme plusieurs autres comme elle, la réponse à tous les problèmes est la perte de poids. Pour se sentir belle, pour être heureuse, pour être successful, pour avoir un bébé. Joséphine s’embarque dans le processus de perte de poids et autant qu’on le sent que c’est pour elle, on sent aussi que c’est à reculons, juste pour avoir un enfant, elle en fait une obsession. Ceux et celles qui ont passés par-là trouverons ça réaliste et trouverons aussi que le terme obsession est mal choisi. Mais, dans les faits, quand on pense à quelque chose 24h sur 24 h et 7 jours sur 7, c’est ça. Bien entendu, quand on dit aux jeunes femmes qui essaient de tomber enceinte « arrête d’y penser, plus tu vas stresser et y penser, moins ça va arriver », on se fait souvent regarder avec des fusils dans les yeux. Néanmoins, ce n’est pas tout à fait faux. Joséphine évolue dans le roman en prenant confiance en elle et surtout, à lâcher prise.


Marguerite.

Ouf, Marguerite ! Personnage assez volage, haut en couleur, qui déplace des montagnes juste en marchant à côté. J’ai aimé son énergie. Et son humour. Surtout vis-à-vis les terrains de mini-putt. La jeune femme présente le cliché de l’éternelle célibataire qui ne trouve pas le bon gars et qui a, dans son entourage, un meilleur ami garçon. Vous me voyez venir, hein ? Cependant, avant tout, l’auteure présente aussi les relations toxiques avec elle et la violence psychologique. Heureusement pour elle, elle a un ami qui tient à elle et qui a le don de débarquer à un moment qui créera une situation dont il est impossible de revenir. Un classique friends to lovers qui présentera une twist intéressante. Quoi faire quand tu réalises que ton meilleur ami est un excellent ami, mais pas un amoureux fait pour toi ? Je crois qu’on a tous eu droit à cette situation, ou, du moins, plusieurs d’entre nous. Tu essaies avec un ami proche pour réaliser que vous agissez comme des amis… avec un supplément de jambes en l’air. Comment faire pour ne pas briser une amitié ? Et surtout… comment accepter que ce n’était pas un coup du destin ? Marguerite évolue en apprenant à vivre avec elle-même et surtout, à s’aimer, à mettre ses limites, afin d’être heureuse avec quelqu’un.


Le roman comporte plusieurs thèmes qui s’étendent à travers les récits des trois sœurs. Chacune mène sa vie et leurs chemins se croisent à quelques intersections. Surtout lorsque le roman présente le point de vue de leur mère et donc, la maladie de leur père. J’ai trouvé ça très doux, très touchant. Même dans les moments tristes, on ne pouvait s’empêcher un petit sourire. C’est extrêmement bien construit. Pas trop, mais juste assez.


Comme je l’ai dit plus haut, certains éléments prévisibles viennent pointer le bout de leur nez, mais l’auteure a joué avec les clichés et sa plume, pour revisiter une histoire moderne, mais belle, où la vie apporte des surprises, bonnes comme mauvaises. C’était incroyable et j’ai passé une nuit blanche dessus, ce qui est la première fois. Moi ? Lire une chicklit one shot ? Eh oui. Ça vous montre à quel point ce roman m’a surprise. Et, pour être encore plus honnête, j’avoue n’avoir aucun commentaire négatif à dire. J’étais tellement plongée dans ma lecture que j’en ai oublié de prendre des notes et rien ne me vient en tête au moment où j’écris cette critique.

Si vous n’aimez pas le genre, donnez une chance à cette œuvre. Et si vous adorez le genre, vous risquez d’être surprises de ne pas retrouver certains éléments habituels. Dans tous les cas, la réflexion réaliste qu’apporte l’auteure dans son livre est quelque chose qui mérite d’être lu.


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